L’Elysée choisit Laure de La Raudière pour diriger l’Arcep
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Tendance libérale et pro-entreprises, la députée de centre droit siège depuis 2007 à l'Assemblée.
D.R
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Emmanuel Macron a enfin levé le voile sur le successeur de Sébastien Soriano à la présidence de l'Arcep, le régulateur des télécoms. Lundi soir, l'Elysée a précisé, dans un communiqué, qu'il souhaitait que Laure de La Raudière, députée d'Eur-et-Loir (Agir) prenne les rênes de l'institution. « Le président de la République envisage, sur proposition du Premier ministre, de nommer Mme Laure de La Raudière en qualité de présidente de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) », affirme la missive. La députée doit encore, après auditions, recevoir l'aval de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale - dont elle est membre -, ainsi que de celle du Sénat.
Ces dernières années, Laure de La Raudière s'est taillée une réputation d'excellente spécialiste du numérique et des télécoms. A 55 ans, elle s'est fendue de moult rapports sur ces sujets, travaillant longtemps main dans la main avec sa consoeur socialiste Corinne Erhel (décédée au printemps 2017), et depuis avec le député Eric Bothorel (En Marche).
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La proposition de Laure de La Raudière ne fera, quoi qu'il en soit, pas que des heureux. Xavier Niel, en particulier, a déjà dit tout le mal qu'il pensait de cette nomination. « Ce serait aberrant pour la concurrence », a déclaré le fondateur de Free ce lundi sur BFM-Business, avant la communication de L'Elysée. A ses yeux, le fait que Laure de La Raudière a travaillé, par le passé, chez France Telecom-Orange entre 1990 et 2001, constitue un sérieux problème. « Nommer à la tête d'une autorité indépendante quelqu'un qui a bossé 15 ans chez Orange, cela me paraît assez surprenant », a renchéri Xavier Niel. Cela ne peut être qu'une rumeur, je ne peux pas supposer que cela soit juste. Nous avons besoin d'un homme ou d'une femme qui connaisse aussi bien les télécoms que Laure de La Raudière, mais qui n'ait pas travaillé dans le secteur. » Pas de quoi, cependant, pousser Emmanuel Macron à revenir sur son choix.