L’avenir de Telecom Italia suspendu aux modalités de scission de son réseau
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Pietro Labriola, le PDG de Telecom Italia.
Reuters
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Pietro Labriola, le PDG de Telecom Italia.
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Que va-t-il advenir de Telecom Italia ? De l'autre côté des Alpes, la question préoccupe tout l'écosystème des télécoms. L'opérateur historique italien, très endetté et soumis à une concurrence féroce, est en grande difficulté depuis des années. Pour s'en sortir, son PDG, Pietro Labriola, a un plan. Il souhaite organiser la scission de son réseau Internet fixe (NetCo) vis-à-vis de ses activités de services (ServiceCo).
Dans le schéma aujourd'hui à l'étude, c'est la Caisse des dépôts italienne (CDP), par ailleurs actionnaire à hauteur de 10% de Telecom Italia, qui rachèterait le réseau. Son ambition : le fusionner avec celui d'Open Fiber, dont elle est propriétaire à hauteur de 60%. La manœuvre permettrait de bâtir un géant des réseaux Internet fixe dans le pays, lequel louerait ses tuyaux à tous les opérateurs du pays.
Cette idée d'un grand réseau unique à l'échelle nationale a plusieurs avantages. D'un côté, elle constitue un levier pour éviter les doublons dans le coûteux déploiement de la fibre. Sur ce front, l'Italie reste très en retard par rapport à ses voisins, en particulier la France. Un grand réseau unique permettrait de déployer cette technologie plus vite, et de la rendre plus vite accessible aux particuliers et entreprises. D'un autre côté, ce projet rapporterait du cash à Telecom Italia, qui en a bien besoin pour réduire sa dette et se relancer.
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Mais le projet est, pour le moment, dans l'impasse pour une affaire de gros sous. Concrètement, acheteur et vendeur ne sont toujours pas d'accord sur le prix. C'est ce qu'a rappelé, la semaine dernière, Pietro Labriola. « La chose fondamentale est de trouver un accord concernant une valeur qui satisfasse tout le monde », a-t-il lâché à des analystes financiers. Il faut dire que les estimations du réseau de Telecom Italia vont du simple au double... Certains analystes avancent le chiffre de 15 milliards d'euros. D'autres l'évaluent à 31 milliards d'euros. Ce dernier chiffre constitue, sans surprise, le montant souhaité par Telecom Italia, et le géant français des médias Vivendi, son premier actionnaire.