« Tous les ans à partir du 15 août et durant tout le mois de septembre nous enregistrons un pic de souscriptions à notre forfait mobile de 2 euros. On peut dire que nous sommes le premier opérateur télécoms de la rentrée scolaire », a fait observer avec amusement Thomas Reynaud, le directeur général du groupe Iliad, la maison mère de Free, à l'occasion de ses résultats financiers la semaine dernière.
Cette offre commerciale n'avait pourtant pas été pensée pour les enfants, à l'origine. Mais son prix minimal et son enveloppe limitée d'Internet mobile (50 Mo) séduisent chaque année les parents à la recherche d'un premier abonnement pour leur enfant qui entre en sixième. Car l'arrivée au collège est l'occasion pour la plupart des élèves de mettre la main sur un smartphone. À 11 ans, 47 % des élèves français en possèdent déjà un. Et ce chiffre grimpe à 77 % dès l'âge de 12 ans, selon l'opérateur Orange. Soit une cible potentielle de 810 000 élèves. Les opérateurs télécoms ont donc tout intérêt à les choyer, d'autant plus qu'ils peuvent espérer les fidéliser une fois adultes.
Les parents sont surtout attachés à dépenser le moins possible pour leur progéniture. D'où le succès de Free Mobile. C'est aussi le cas de SFR qui met en avant un petit forfait mobile à 1,99 euro par mois « idéal pour votre jeune ado », comme le vante son site. Mais les enjeux de société liés aux écrans comme les problèmes d'addiction ou de cyberharcèlement poussent désormais les opérateurs télécoms à proposer des formules sur-mesure, en plus des outils de contrôle parentaux permettant déjà de filtrer les contenus ou de limiter les temps d'écran.