Mayotte : pourquoi la mobilisation de Starlink agace Orange
François Manens
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L'île de Mayotte a été dévastée par le passage du cyclone Chido.
Yves Herman
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L'île de Mayotte a été dévastée par le passage du cyclone Chido.
Yves Herman
Lundi soir, lors de la présentation du plan « Mayotte Debout », François Bayrou a annoncé que le gouvernement allait « déployer 200 [terminaux] Starlink » pour « assurer les communications en urgence ». L'île française a été violemment frappée par le passage du cyclone Chido le 14 décembre, qui a causé d'immenses dégâts matériels, notamment sur les infrastructures télécom et électriques. Or, les habitants et les secouristes ont besoin d'accès à des moyens de communication pour organiser leurs efforts.
Cette annonce du Premier ministre, quinze jours après le désastre, a particulièrement agacé Laurentino Lavezzi, le directeur des affaires publiques du groupe Orange. Le lobbyiste dénonce le manque de reconnaissance de l'État, l'appel à une entreprise américaine (propriété d'Elon Musk), et demande au gouvernement de simplifier les démarches pour les opérateurs sur l'île.
Ce coup de poing sur la table a en partie fonctionné, puisque dans la foulée, le ministre de l'Industrie et de l'Énergie, Marc Ferracci, s'est à son tour fendu d'un message. Il salue les efforts des opérateurs français et promet d'étudier des mesures de simplification administrative pour permettre la reconstruction et l'amélioration du réseau.
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Après le passage du cyclone, seules 2 des 54 antennes d'Orange sur l'île étaient encore en fonctionnement, précise à La Tribune le service presse d'Orange, et à peine 20% du territoire avait encore accès au réseau. Au 31 décembre, 25 des 54 antennes sont de nouveau opérationnelles, ce qui permet d'avoir un taux de couverture de 78%.
François Manens