Mobile : les campagnes restent beaucoup moins bien loties que les villes

 |   |  485  mots
Selon l'Arcep, en zone rurale, Bouygues Telecom obtient les meilleurs résultats pour les services voix, SMS et data, juste devant SFR puis Orange. Les moins bons résultats de Free Mobile s’expliquent notamment par une couverture 4G moins étendue que celle des autres opérateurs, poursuit l'autorité.
Selon l'Arcep, en zone rurale, Bouygues Telecom "obtient les meilleurs résultats pour les services voix, SMS et data, juste devant SFR puis Orange. Les moins bons résultats de Free Mobile s’expliquent notamment par une couverture 4G moins étendue que celle des autres opérateurs", poursuit l'autorité. (Crédits : Reuters)
Selon une enquête de l'Arcep, le régulateur des télécoms, sur la qualité des services mobiles en France, le débit moyen est de 14 Mbit/s dans les zones rurales, contre 43 Mbits/s dans les villes.

Ce n'est pas une surprise : les réseaux mobiles des grands opérateurs français sont de meilleure qualité et bien plus performants dans les grandes agglomérations que dans les campagnes. L'Arcep, le régulateur des télécoms, le confirme une fois de plus. L'institution dirigée par Sébastien Soriano a publié ce mercredi sa 19e enquête annuelle d'évaluation de la qualité de service des opérateurs mobiles. Si les Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free voient leurs services et leur couverture s'améliorer, leurs réseaux demeurent largement plus performants dans les grandes agglomérations que dans les villages et les zones rurales.

Selon l'enquête de l'Arcep, le débit moyen, en 2018, est de 43 Mbits/s dans les villes, contre 14 Mbits/s dans les campagnes. Un écart énorme, qui, en outre, a tendance à se stabiliser depuis 2016.

--

Mobile

--

L'Arcep, qui ne connaît que trop bien le problème, appelle donc, dans un communiqué, les opérateurs à se mobiliser davantage en faveur des campagnes et des zones rurales.

"En zone rurale, si les débits mesurés continuent à progresser, le débit moyen demeure nettement inférieur à ceux des zones denses et intermédiaires, constate l'institution. Les efforts des opérateurs pour déployer la 4G et proposer un haut niveau de service data à leurs clients doivent donc se poursuivre, afin que les écarts de performances entre zones rurales et denses se réduisent : c'est en particulier l'objectif du 'New Deal' mobile."

Ce "New deal" auquel l'Arcep fait référence est l'accord que les grands opérateurs nationaux ont signé avec le gouvernement en janvier dernier. Concrètement, les Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free se sont engagés à investir 3 milliards d'euros pour en finir avec les zones blanches (où le mobile ne passe pas), et améliorer sensiblement la couverture mobile des campagnes et zones peu denses. Pour arriver à cet accord, l'État a fait le choix, politique, de ne pas profiter du renouvellement des licences d'utilisation de certaines fréquences (qui sont indispensables aux opérateurs pour proposer leurs services) pour renflouer ses caisses.

Orange en tête, Free ferme la marche

L'enquête de l'Arcep montre, en parallèle, que la qualité des services "data" des opérateurs s'améliore. Et ce "dans toutes les zones : rurales, intermédiaires et denses", précise l'institution.

"Orange affiche les meilleurs résultats sur l'ensemble de la campagne de mesures, poursuit l'Arcep. Bouygues Telecom prend globalement l'avantage sur SFR. Enfin, si Free Mobile progresse, il affiche des résultats sensiblement moins bons sur un grand nombre d'indicateurs."

L'autorité affirme également qu'en zone rurale, Bouygues Telecom "obtient les meilleurs résultats pour les services voix, SMS et data, juste devant SFR puis Orange. Les moins bons résultats de Free Mobile s'expliquent notamment par une couverture 4G moins étendue que celle des autres opérateurs", achève l'Arcep.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/10/2018 à 11:19 :
On voit mal le régulateur gouvernemental ne pas mettre premier l’opérateur national dont l’état est le premier actionnaire. Comme en plus l’époque n’est pas vraiment à la déontologie
a écrit le 18/10/2018 à 21:14 :
Ben 10 mo dans la plupart des cas s'il n'y a pas saturation du réseau c'est suffisant, sauf qu'en amont des armoires cuivre ou nra, il y a souvent un sous équipement catastrophique en campagne et quand tout le monde tire malgré 30 ou 70 mo de promis; le ping s'allonge et ça rame à mort les replay ne démarrent pas et certains sites saturés d'animations en flash deviennent inutilisables.
a écrit le 17/10/2018 à 17:49 :
A quand un prix d'abonnement en fonction du service?
Pourquoi paierai je le même prix pour un service 3 fois inférieur?
Ou est l'égalité de traitement des français figurant dans la constitution ?
a écrit le 17/10/2018 à 12:26 :
oui, c'est sur.........
ils ont envoye le secteur au tas avec des tarifs proches des planchers, forcement, faut pas se plaindre des investissements!
meme si vous avez 65 millions de francais qui ont leur abonnement a 2 euros chez vous, ca vous fait 130 million de CATTC, soit 110 HT, pour payer les hommes et les investissements!
et comme tous les 2 ans faut acheter une nouvelle licence ' pour que la france reste un pays dinnovation ( oui, dire ' parce que l'etat obese a besoin d'argent via les encheres', c'est moins vendeur), forcement ca coince.......
il faudrait financer ca en collant un impot solidaire et juste sur les salaires des fonctionnaires rentiers, ca ne couterait rien a personne et ca reduirait les inegalites vu qu'iols gagnent 10% de plus que dans le prive

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :