Orange, Free, Bouygues, SFR : le grand malaise social des télécoms
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Le document d’information auquel La Tribune a eu accès évoque une restructuration d’Orange par métier.
Andrea Comas
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Le document d’information auquel La Tribune a eu accès évoque une restructuration d’Orange par métier.
Andrea Comas
Regain. L'acronyme du plan de réorganisation d'Orange France se voulait positif en évoquant un élan de renouveau. Mais ce projet de simplification, qui doit entrer en application au mois de janvier 2026, suscite toutes les inquiétudes des représentants du personnel. Ils doivent rencontrer la direction pour en discuter, ce jeudi 3 juillet, lors d'une réunion du comité social et économique central (CSEC). Environ 44 000 salariés seraient concernés.
Le document d'information auquel La Tribune a eu accès évoque une restructuration du groupe par métier pour la direction grand public, technique, de l'expérience client, des opérations, de la finance et la stratégie, des ressources humaines ou encore de la communication. « Cela augure une centralisation accrue du pouvoir de décision et des difficultés de fonctionnement pour certaines directions régionales », relève Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC d'Orange.
Mais surtout, les syndicats pointent du doigt l'objectif déguisé de faire baisser les coûts dans un contexte où le chiffre d'affaires ne croît plus. Il est vrai que la présentation de la direction évoque nommément « le ralentissement de la croissance » pour justifier cette réorganisation. « Les collègues sont inquiets de possibles suppressions de postes localement », relaie, de son côté, Olivier Berducou, délégué syndical central CFDT Orange. Quant à la CGT, elle se désole que ce projet intervienne dans un contexte social tendu, alors qu'une enquête du comité de prévention du stress (CNPS) du mois de février dernier faisait déjà état d'un sentiment de grande insécurité chez les salariés.
« Il n'y aura pas de mobilité imposée et nous conserverons une logique d'équilibre entre les fonctions métiers au niveau national et la présence d'Orange sur le terrain », a tenu pourtant à rassurer le nouveau patron d'Orange France, Jérôme Hénique, lors d'un événement mercredi.