Télécoms, Internet : l’Europe veut renforcer la sécurité de ses réseaux face à la menace russe
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Kacper Pempel
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La guerre en Ukraine préoccupe l'Europe, et en particulier sur le front du numérique. La sécurisation de cet écosystème sera au centre des discussions, ce mardi et ce mercredi, lors d'une réunion informelle des ministres européens des télécoms, dans le cadre de la présidence française du Conseil de l'UE. Celle-ci se déroulera à Paris puis à Nevers. Cédric O, le secrétaire d'Etat en charge du Numérique et des Télécoms y participera. Plusieurs menaces venant de Russie sont aujourd'hui prises très au sérieux par l'Union européenne. Selon le secrétariat d'Etat au Numérique, les enjeux de « guerre hybride » ouvriront les discussions entre les ministres.
L'invasion de l'Ukraine par la Russie se caractérise en effet par la mobilisation de moyens « non conventionnels », et notamment la désinformation, la propagande et les cyberattaques. Des représentants des grands réseaux sociaux que sont Google, Twitter et Meta, qui constituent des canaux privilégiés pour s'informer, seront d'ailleurs présents à la réunion des ministres. Ces derniers feront, à cette occasion, un point sur les sanctions déjà annoncées au niveau européen, comme les interdictions des médias Russia Today et Sputnik, financés par le Kremlin.
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Dans la foulée, les ministres évoqueront la sécurité des réseaux télécoms. Ces infrastructures sont extrêmement sensibles, puisqu'elles permettent aux entreprises et aux citoyens d'accéder à Internet. Les ministres veulent s'assurer que les réseaux sont suffisamment sécurisés, surtout si l'escalade avec la Russie se poursuit. Le sujet les préoccupe d'autant plus que l'opérateur américain Viasat a essuyé une grosse cyberattaque le 24 février dernier, le jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Celle-ci a visé son satellite KA-SAT, qui couvre l'Europe, et a provoqué une panne de réseau pour des dizaines de milliers de clients sur le Vieux Continent. En France, ce sont près de 9.000 abonnés d'Orange, via sa filiale satellitaire Nordnet, qui ont été privés d'Internet. En Allemagne et en Europe centrale, ces perturbations ont également touché près de 6.000 éoliennes. L'enquête est en cours pour déterminer l'origine de cette attaque. Même si, forcément, la Russie fait l'objet de tous les soupçons.