Télécoms professionnelles: la seconde vie de Kosc
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David El Fassy, le patron d'Altitude.
Reuters
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C'est une nouvelle vie qui débute pour Kosc. C'est du moins le message que veut envoyer David El Fassy, le patron d'Altitude, dont le groupe a racheté le spécialiste de l'Internet fixe auprès des entreprises au début de l'été. Ce mardi soir au Pavillon Elysée, sur les Champs-ELysées, le dirigeant a célébré le « sauvetage » de Kosc, qui croulait sous les difficultés financières, et a surtout détaillé sa stratégie pour le relancer.
Devant un parterre de dirigeants d'opérateurs, de parlementaires et d'acteurs des télécoms, David El Fassy a délivré son mot d'ordre. Kosc doit devenir « un opérateur d'infrastructures national dédié aux entreprises et orienté qualité de service ». Pour rappel, Kosc a une place singulière dans le marché des télécoms professionnelles. Créé en 2016 grâce au soutien de l'Arcep, cet acteur s'est spécialisé dans la vente de connectivité en gros aux opérateurs alternatifs. A charge à ces derniers, ensuite, de vendre des abonnements Internet fixe aux TPE, PME et autres entreprises à travers le territoire.
Le modèle de Kosc est qualifié de « wholesale only », dans la mesure où il n'est jamais en contact direct avec les clients finaux. Au regard de l'Arcep, Kosc est un maillon important de son plan visant à injecter davantage de concurrence sur le marché des télécoms professionnelles. Ce secteur, qui pèse environ 10 milliards d'euros, est encore largement dominé par Orange, et dans une moindre mesure par SFR.
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La feuille de route de Kosc, sous la coupe d'Altitude, est ambitieuse : elle repose d'abord sur « un plan d'investissements massif », dixit David El Fassy. L'opérateur veut étendre ses réseaux de fibre et disposer de ramifications dans tout l'Hexagone. Il compte signer des accords avec les différents opérateurs d'infrastructures du pays, qu'il s'agisse d'Orange et de SFR, qui sont présents dans les zones et agglomérations moyennement denses, ou des réseaux d'initiative publique, qui couvrent les territoires ruraux et peu peuplés.