Le mercredi 31 janvier prochain, il ne sera plus possible, pour les habitants de 162 communes françaises, de commander une nouvelle connexion ADSL ou un abonnement téléphonique fixe sur le réseau cuivre d’Orange. Au total, quelque 211.000 locaux et habitations sont concernés par cette mesure. Elle sonne le début du vaste plan de l’opérateur historique visant à éteindre son vieux réseau cuivre d’ici à 2030.C'est un chantier pharaonique qui va débuter. Le mercredi 31 janvier prochain, les habitants de quelque 162 communes françaises, réparties dans tout le pays et représentant 211.000 locaux, ne pourront plus commander de nouvelle ligne téléphonique fixe, ou un abonnement ADSL, sur le réseau cuivre d'Orange. S'ils souhaitent changer de connexion Internet, ils devront, dès lors, impérativement se tourner vers les offres de fibre des opérateurs.
Ce début d'année 2024 marquera, ainsi, le vrai lancement du grand plan national d'Orange visant à fermer son vieux réseau cuivre. Cette infrastructure, qui date des années 1960, a d'abord permis de démocratiser la téléphonie. Elle a ensuite été modernisée pour apporter Internet via la technologie ADSL. Tous les opérateurs utilisent encore cette infrastructure, qu'ils louent à Orange pour servir leurs abonnés. Avec la démocratisation de la fibre, il a été décidé de l'éteindre progressivement, d'ici à 2030. Aux yeux du secteur comme de l'Arcep, le régulateur des télécoms, il n'y a pas de logique économique à conserver deux réseaux Internet fixe dans l'Hexagone. D'autant que le réseau cuivre, vieillissant, se vide de plus en plus vite de ses abonnés à mesure que la fibre arrive, et coûte cher à entretenir.
Prévenir et rassurer les habitants
En réalité, Orange prépare ce grand chantier depuis des années. L'opérateur dirigé par Christel Heydemann a, dès 2020, lancé plusieurs expérimentations de fermeture du réseau cuivre dans différentes communes totalisant environ 11.000 locaux. L'objectif était de déterminer, aussi finement que possible, les processus pour que tout se déroule bien. Ces galops d'essai se sont déroulés à Lévis-Saint-Nom (Yvelines), puis à Gernelle, Vivier-au-Court et à Vrigne-aux-Bois (Ardennes), ou encore à Provin (Nord). Ils ont surtout démontré, d'après Orange, qu'une concertation entre tous les acteurs concernés s'avérait vitale.
Parmi eux, il y a notamment les maires et les élus locaux, essentiels pour informer, prévenir et rassurer les habitants. Il y a aussi les concurrents d'Orange (SFR, Bouygues Telecom et Free), qui doivent migrer leurs abonnés ADSL vers la fibre. L'Arcep, quant à elle, a la tâche de surveiller toutes les opérations. Le régulateur veille, tout particulièrement, à ce que la fibre soit complètement déployée, sans retard, dans les communes concernées.