Un an de crise: les télécoms ont tenu bon
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Pendant l'épidémie, les opérateurs ont continué à déployer les réseaux, devenus vitaux pour le pays.
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Pendant l'épidémie, les opérateurs ont continué à déployer les réseaux, devenus vitaux pour le pays.
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Il y a tout juste un an, le 16 mars 2020, Emmanuel Macron annonçait le premier confinement pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Pour de nombreux secteurs économiques, la nouvelle a constitué un séisme. L'aérien, l'automobile, le BTP et le tourisme, pour ne citer qu'eux, ont débuté un long chemin de croix. A contrario, le secteur des télécoms, plus que jamais devenu essentiel pour les Français et l'économie du pays, s'en est bien sorti.
En premier lieu, les réseaux ont tenu bon malgré l'essor du télétravail, de la télémédecine, de l'éducation en ligne et d'une myriade de services numériques. Pour éviter tout risque de saturation, certains ajustements, comme la réduction des débits concernant Netflix, ont été nécessaires. Ils ont permis un bon fonctionnement d'Internet, devenu vital pour le pays.
Autre motif de satisfaction : le secteur a réussi à sauver le déploiement des réseaux. C'est particulièrement vrai pour le chantier de la fibre. Les industriels redoutaient que le plan France Très haut débit, qui vise à offrir un Internet ultra-rapide à tous les Français en 2022, reste trop longtemps paralysé. Le risque ? Qu'un gel prolongé des déploiements plombe la filière, qui a mis des années à se structurer, et qu'un grand nombre de sous-traitants mette la clé sous la porte. Le gouvernement a finalement joué les facilitateurs, en permettant aux ouvriers et techniciens sur le terrain de continuer à travailler en sécurité. Certains opérateurs ont aussi pris des mesures pour aider leurs sous-traitants à passer l'épreuve sans trop de casse.
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Au final, plus de 5 millions de prises fibre ont été déployées en 2020, soit environ 200.000 de plus que l'année précédente. L'Etat a mis la main au portefeuille, débloquant 240 millions d'euros supplémentaires, afin que les départements encore dépourvus de projets de couverture en fibre passent à la vitesse supérieure. Au mois de septembre, il s'est fixé un nouvel objectif : celui de « la fibre pour tous » à l'horizon 2025. « La fibre doit être considérée comme une infrastructure essentielle, au même titre que l'eau ou l'électricité. L'Etat doit garantir l'accès à une connexion fibre pour tous et partout sur le territoire, y compris dans les endroits les plus reculés », a alors souligné Cédric O, le secrétaire d'Etat à la Transition numérique et aux Communications électroniques.