Télévision : Xavier Niel lorgne la licence de M6
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Le magnat francais des telecoms xavier niel temoigne dans une audience au senat francais a paris
SARAH MEYSSONNIER
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Le magnat francais des telecoms xavier niel temoigne dans une audience au senat francais a paris
SARAH MEYSSONNIER
Dans le monde des télécoms, Xavier Niel est souvent qualifié de « trublion » du secteur, après avoir réussi à imposer son opérateur Free, il y a plus de dix ans, comme un cador de cette industrie hautement concurrentielle. Va-t-il aussi devenir le trublion de la télévision ? En tout cas, il s'y prépare. Alors que l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, a lancé, le 7 décembre dernier, la procédure de réattribution des fréquences gratuites aujourd'hui utilisées par TF1 et M6, le milliardaire réfléchit à se porter candidat. S'il se décidait, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, ce serait, affirme une source proche du dossier, pour damer le pion à M6 et chaparder sa licence.
Pour M6, ce scénario serait un coup de tonnerre, dont les conséquences seraient sans doute dramatiques pour le groupe et ses emplois. Mais les équipes de Xavier Niel, qui travaillent à une grille de programmes et de contenus, se disent que leur projet a des chances d'être meilleur que celui de la Six au regard des critères de l'Arcom. Si tel était le cas, ils seraient alors, sur le papier du moins, en position de force. Comme le rappelle notre source, la procédure d'attribution comprend des auditions publiques. Mais il n'est pas possible, une fois les projets déposés, de négocier ou de revenir dessus afin de les étoffer pour repasser devant un concurrent.
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Lors du lancement de sa procédure de réattribution des fréquences, l'Arcom a indiqué qu'elle apprécierait chaque candidature « au regard des critères fixés par la loi du 30 septembre 1986 et notamment de son intérêt pour le public, de son engagement en matière de soutien à la création, de sa contribution au pluralisme de l'information et des courants d'expression socio-culturels et des mesures prises en matière sociétale et de protection des publics ». Mais ce n'est pas tout. Pour la première fois, les candidats devront prendre des engagements « en faveur des enjeux de société majeurs que sont l'éducation aux médias, à l'information et à la citoyenneté numérique d'une part, la protection de l'environnement et la lutte contre le changement climatique, d'autre part ».