TF1 : faute de résultats, le PDG renonce à une partie de son salaire

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Gilles Pélisson, devenu PDG de TF1 en février 2016, aurait dû percevoir une rémunération de 1,3 million d'euros pour l'an dernier, dont 510.232 euros de part variable.
Gilles Pélisson, devenu PDG de TF1 en février 2016, aurait dû percevoir une rémunération de 1,3 million d'euros pour l'an dernier, dont 510.232 euros de part variable. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Gilles Pélisson a décidé de ne pas percevoir la part variable de son salaire, fixé en fonction de l'atteinte de cinq objectifs financiers et qualitatifs. Il touchera 500.000 euros de moins que prévu, alors que le bénéfice net du groupe a chuté de 58% en 2016.

Un "say on pay" anticipé ? Le PDG de TF1 a renoncé à la part variable de son salaire pour 2016, soit un demi-million d'euros, a annoncé le groupe de télévision jeudi au cours de l'assemblée générale des actionnaires. "Les résultats n'étant pas à la hauteur, Gilles Pélisson a renoncé à une part conséquente de sa rémunération variable", a expliqué le directeur financier Philippe Denery, en réponse à la question d'un actionnaire. Gilles Pélisson, devenu PDG de TF1 en février 2016, aurait dû percevoir une rémunération de 1,3 million d'euros pour l'an dernier, dont 510.232 euros de part variable.

Plus de deux fois moins que son prédécesseur

Cette part est fixée en fonction de l'atteinte de cinq objectifs financiers et qualitatifs, dont deux seulement ont été remplis l'an dernier. Gilles Pélisson a par conséquent décidé de renoncer au versement de cette rémunération variable et devrait donc recevoir un total brut avant impôts de 819.577 euros. En comparaison, son prédécesseur Nonce Paolini avait touché plus de deux millions d'euros de rémunération brute en 2015 (dont 1 million de part variable) et 2,4 millions en 2014 (dont 1,4 million de part variable).

Cette décision intervient alors que le vote des actionnaires en assemblée générale sur la rémunération des dirigeants, aussi appelé le "say on pay", est désormais contraignant en vertu de l'application de la loi Sapin 2.

Lire aussi : Les actionnaires désormais arbitres des rémunérations des dirigeants

Bénéfice net en baisse

Et pour cause. TF1 a accusé une chute de 58% de son bénéfice net à 41,7 millions d'euros l'an dernier alors que le marché publicitaire dont il tire plus de 70% de ses revenus reste stable. Le groupe a dû débourser 46 millions d'euros de droits sportifs pour l'Euro 2016 de football et a souffert par ailleurs de la comparaison avec des exercices précédents gonflés par les revenus de cession de sa part dans Eurosport.

A l'issue de cet exercice, TF1 a versé un dividende de 0,28 euro par action soit 58,6 millions d'euros au total. "L'année 2016 a été une année difficile, il nous a paru légitime de ne pas augmenter le dividende une année qui était tendue", a expliqué aux actionnaires Gilles Pélisson.

Alors que le titre chutait de 3,26% ce matin à 10h19, les analystes de Natixis estiment que l'année en cours devrait être "un tournant" pour TF1, le nouveau PDG Gilles Pélisson ayant promis d'accroître la présence du groupe dans le numérique et les contenus. "Nous sommes convaincus que la nouvelle stratégie d'audience (soutien de TMC et NT1 et meilleur équilibre entre les différentes chaînes) va permettre une remontée tendancielle de la marge d'EBITDA du pôle TV (11% à long terme contre 3,1% en 2016)", écrivent les analystes dans une note sectorielle.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/04/2017 à 8:16 :
800 000 euros, ça va etre juste pour mener un train de vie décent !

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