Ubisoft: Vivendi veut une recomposition du conseil d'administration

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Désormais détenteur de plus de 15% des droits de vote d'Ubisoft, Vivendi "n'envisage pas de déposer une offre publique ni d'en prendre le contrôle". Pour l'heure, le groupe de Vincent Bolloré a d'autres plans en vue et souhaite une recomposition du conseil d'administration de l'éditeur de jeux vidéo, selon un avis de l'Autorité des marchés financiers (AMF) diffusé vendredi.
Le conseil d'administration d'Ubisoft est actuellement composé de neuf administrateurs, dont cinq appartiennent à la famille Guillemot. Ubisoft a en outre annoncé fin mars la création de la fonction d'un administrateur référent.
Vivendi, qui précise "envisage[r] de poursuivre ses achats en fonctions des conditions du marché", détenait au 27 avril 17,73% du capital et 15,66% des droits de vote d'Ubisoft à la suite d'une acquisition d'actions sur le marché.
Après avoir fait le 14 octobre son entrée au capital du leader français du jeu vidéo -connu notamment pour la série à succès Assassin's Creed ou encore Les Lapins Crétins-, Vivendi en est devenu l'actionnaire principal seulement huit jours plus tard, en s'octroyant sur cette courte période 6,6% du capital. Dans le même temps, il devient également actionnaire principal de Gameloft (à hauteur de 6,2%), éditeur de jeux mobiles et très proche d'Ubisoft puisque les deux entreprises ont été fondées par des membres de la même famille, les frères Guillemot.
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Si pour l'heure, la montée au capital d'Ubisoft par Vivendi -quoi que "non sollicitée"- n'a pas entraîné d'offre hostile, cela n'est pas le cas pour Gameloft. Lors de ses résultats financiers en février, le groupe dirigé par Vincent Bolloré a en effet annoncé avoir franchi le seuil des 30% d'actions dans la société ainsi que son intention de lancer une OPA hostile. Une déclaration de guerre que n'a pas apprécié le conseil d'administration de l'éditeur de jeux sur mobile qui a jugé l'offre "contraire à l'intérêt de Gameloft, de ses actionnaires, de ses salariés et de ses clients", déplorant "l'absence de rationnel industriel".
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(L. P. avec Reuters)
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