Grenoble : des rassemblements spontanés pour la minute de silence
Marie Lyan
Marie Lyan
Dix mois après les attentats de Charlie Hebdo, des dizaines de personnes se sont retrouvées spontanément ce lundi midi au même endroit qu'en janvier, place Félix Poulat, pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris, en allumant des bougies. Des témoignages de soutien, des fleurs et des dessins n'ont pas quitté la place depuis samedi, tandis que des techniciens commençaient à monter le village de Noël qui doit démarrer ce samedi 21 novembre. A midi pile, les passants se sont figés, et les bruits du centre ville n'ont repris que 10 minutes plus tard.
A quelques pas de là, les tramways de la Tag ont eux aussi observé une minute d'arrêt et de silence. Même chose sur le campus de Grenoble, où des centaines d'étudiants et de professeurs se sont réunis sur le parvis de l'Université, ainsi que sur les différents sites tels que l'IUT2 de Grenoble. La place de Verdun, à côté de la Préfecture, ainsi que le parvis de l'Hôtel de ville, ont également été un lieu de rassemblement pour plusieurs dizaines de personnes.
En centre-ville, plusieurs boutiques comme le Free Center de Grenoble ou des cafés -ont les terrasses étaient bien occupées en ce lundi midi-, ont placardés des affiches afin d'annoncer la minute de silence. Des personnes se sont également rassemblées devant le CHU de Grenoble pour observer cette minute de silence.
Ces rassemblements interviennent alors que tôt ce matin, une large opération anti-terroriste a été menée à Grenoble, dans le quartier de Teisseire et Mistral, ainsi que dans la banlieue grenobloise, à Echirolles, Fontaine, et Saint-Martin-d'Hères. Ces perquisitions nocturnes, qui ont eu lieu dès 1h du matin, ont été suivies d'une demi-douzaine d'interpellations, accompagnées de saisies d'armes et d'argent. D'après une source du Dauphiné Libéré, ce coup de filet était intégré au sein d'une opération nationale, qui a touché plusieurs villes telles que Lyon, Toulouse, Marseille ou encore Lille. Une conférence de presse du procureur de la république de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, est d'ailleurs prévue cet après-midi.
Après une intense mobilisation des internautes sur les réseaux sociaux, qui n'avaient pas hésité à relayer des avis de recherche dès vendredi soir, on sait désormais qu'au moins deux isérois comptent parmi les victimes de cette attaque.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Il s'agit de Raphaël Ruiz, un ancien diplômé de Sciences Po Grenoble et salarié de la société Ubiqus depuis 10 ans, qui est mort au Bataclan, d'après une annonce de Sciences Po Grenoble. De même qu'un natif de Jarrie et fils d'un correspondant local du Dauphiné Libéré, Matthieu Giroud, maître de conférences en géographie à l'IUT de Marne-la-Vallée, qui est également tombé sous les balles des terroristes au Bataclan.
Marie Lyan
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes