Attentats : le préfet de Rhône-Alpes n'exclut pas le couvre-feu
Jean-Baptiste Labeur
Jean-Baptiste Labeur
Lors d'un point presse ce samedi, après les attentats du 13 novembre à Paris, le préfet du Rhône et de Rhône-Alpes, Michel Delpuech, a précisé les modalités de l'application de l'état d'urgence dans la métropole de Lyon et la région. Un peu plus tôt dans la matinée, il tenait une réunion de crise avec les différents services de sécurité et les principaux élus de la Métropole de Lyon et du Département du Rhône.
Michel Delpuech, a annoncé qu'il "n'hésitera pas à recourir au couvre-feu", si les circonstances l'exigeaient notamment, "si des rassemblements ou des réactions comme des manifestations de joie faisaient allégeance au terrorisme". Concernant les manifestations sur la voie publique, le préfet interdira celles qui ne respecteront pas "le caractère d'unité nationale et l'ordre républicain". Un rassemblement du bloc identitaire annoncé, ce samedi à 15 h à Lyon, a d'ailleurs été interdit par le préfet.
Les effectifs de police, de gendarmerie ainsi que les militaires sont renforcés "au maximum de leur potentiel", dans l'attente de nouvelles consignes nationales. La police de l'air et des frontières a également renforcé les contrôles dans les trois départements frontaliers de l'Ain et des deux Savoie, ainsi que sur l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
Par ailleurs, la préfecture a recommandé aux élus locaux, responsables de structures et fédérations sportives, l'annulation de toutes les manifestations dans la Métropole de Lyon et du Rhône dans la perspective du deuil national de trois jours.
Certains évènements, comme la tentative de record de la plus longue BD du monde à Lyon, avaient été annulés dès le matin par les organisateurs. Les matchs de Pro A et de Pro B de basket ont été reportés ce week-end, de même que la rencontre de coupe d'Europe de rugby Oyonnax-Ulster.
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Le maire de Lyon a précisé samedi que toutes les manifestations festives seraient annulées dans la ville. Les musées resteront fermés jusqu'à mardi inclu. Au-delà, l'organisation de certains évènements est susceptible de poser d'importants problèmes de sécurité. C'est notamment le cas de la Fête des Lumières, début décembre, qui réunit chaque année des centaines de milliers de personnes à Lyon.
Pour le préfet, la question n'est pas encore à l'ordre du jour :
Ce samedi, d'autres réunions de sécurité sont prévues, notamment avec les organismes de transports et les centres commerciaux.
Jean-Baptiste Labeur
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