Lyon et Boston signent un accord de coopération
Maxime Hanssen, à Boston
Maxime Hanssen, à Boston
La métropole de Lyon tisse sa toile dans le nord de l'Amérique. En signant, ce mercredi 10 février, un accord de coopération avec la Ville de Boston, la collectivité réaffirme son ancrage local, deux ans après les premiers échanges initiés par Gérard Collomb et le gouverneur du Massachusetts de l'époque, Deval Patrick.
Ce document, qui s'étend sur la période 2016 - 2020, a une forte résonance sociale, culturelle et économique :
Le volet économique affirme la coopération de deux villes sur leurs secteurs "stratégiques" : biotechs, énergie, industrie verte/cleantech, robotique, sécurité et numérique, incluant notamment sur ce dernier poste, une mention particulière pour les pôles du jeu vidéo et de l'image.
Cet accord vise à favoriser les implantations, à encourager ''toutes formes de coopération dans les domaines du secteur public, des entreprises, et des universités.''
La collaboration entrepreneuriale est également à l'œuvre, avec la volonté de "promouvoir une vive culture du business". Le focus sera notamment porté sur les jeunes entrepreneurs, mais aussi sur les populations issues des quartiers difficiles.
Cette dernière mesure souligne la dimension sociale du texte. Les deux parties avancent l'objectif commun que le développement économique doit hisser le niveau de vie moyen des populations respectives.
Un deuxième axe s'inscrit sur la ville du futur, la mobilité et le développement durable, notamment à travers un échange de bonne pratique dans le domaine de l'économie verte.
Le troisième et dernier volet se concentre sur l'éducation et la culture :
Parmi les premières pistes de réflexion abordées, le festival des Nuits sonores, côté lyonnais, et l'orchestre symphonique de Boston, côté américain.
Si ce mémorandum pose la philosophie de la coopération, il faudra ensuite aux deux villes s'accorder sur un plan de travail concret. À ce titre, un comité de pilotage est à l'œuvre, analysant le potentiel des projets. Mais du côté lyonnais, le souhait est de laisser la place aux acteurs locaux concernés pour créer leur propre coopération.
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Cependant, certains sujets, sur lesquels la collaboration est nouvelle (ville du futur, mobilité), devraient être particulièrement guidés. Reste à acter dans les faits ce texte ambitieux. La visite du maire de Boston, Marty Walsh, à Lyon, constituerait une étape importante.
Maxime Hanssen, à Boston