Crise du lait : accord trouvé après les mobilisations régionales
Maxime Hanssen
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>> Article actualisé le 30 août à 14h30
La mobilisation des producteurs de lait a cette fois porté ses fruits. Un accord avec Lactalis a finalement été trouvé en début d'après-midi, lors du troisième cycle de négociations ouvert le matin même. Cet accord fixe le prix de la tonne de lait à 290 euros en moyenne. Lundi soir, un appel national à la mobilisation avait été lancé afin de peser davantage dans les négociations. Une quinzaine de sites du géant laitier est bloquée en France.
Le FDSEA Rhône, ainsi que les Jeunes Agriculteurs se sont joints au mouvement pour porter les revendications au sein de la région Auvergne Rhône-Alpes. Ils ont appelé au blocage du site de Lactalis à Andrézieux-Boutheon (Loire). Selon les syndicats, entre 50 et 80 producteurs sont actuellement présents sur le site. "Mais l'usine n'est pas bloquée, les salariés peuvent travailler", souligne Nicolas Merle, président des Jeunes Agriculteurs du Rhône. Michel Joux, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, estimait de son côté, lundi soir auprès de l'AFP qu'"aucun camion ne peut sortir ou entrer dans le site". Lors du début de l'action, les agriculteurs avaient déversé du fumier sur la route d'accès à l'usine et brûlé des pneus, a expliqué le syndicaliste.
Si les producteurs de lait ciblent particulièrement Lactalis, c'est qu'ils estiment que "c'est l'une des entreprises leader mondiale du secteur, qui réalise des bénéfices, et qui pourtant, rémunère le moins", explique Pascal Girin, président de la FDSEA Rhône. Selon Nicolas Merle, le géant laitier rémunère environ 258 euros les 1000 litres. Pour les organisations productrices qui négocient actuellement, la hausse du prix du lait de 15 euros supplémentaires pour 1 000 litres proposée vendredi par l'industriel n'était pas suffisante.
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Mais fixer le "prix juste du lait" n'est pas une mince affaire. Du côté des organisations de producteurs (OP), aucun chiffre n'a été avancé. "Trop tôt", selon Sébastien Amand, vice-président de l'Organisation de producteurs Normandie Centre, cité par l'AFP. Lundi le secrétaire général de la FNSEA Dominique Barrau n'avait pas donné "de recommandation précise" sur le prix, laissant juges sur ce point les organisations de producteurs qui participent aux négociations.
Maxime Hanssen