Après la discorde, la réconciliation. Quelques mois après la menace du président de la métropole grenobloise de recruter et constituer sa propre agence, une nouvelle agence d'études et de promotion de l'Isère (AEPI) a finalement vu le jour. Explications.
Le déménagement a eu lieu en fin d'année, dans les locaux de l'Espace Auvergne Rhône-Alpes de Grenoble. Les 12 salariés de l'Agence d'Etudes et de Promotion de l'Isère (AEPI), sont désormais intégrés au sein d'une nouvelle entité, l'Agence régionale de développement économique du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes.
Créée officiellement en mai 2017, en vertu du Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII), c'est Cécilia Téjédor, ancienne directrice générale adjointe de la Région, qui a été chargée d'en prendre les rênes.
"En vertu de la loi NOTRe, les structures de développement économique départementales étaient appelées à disparaître. Mais la Région ne souhaitait pas que le travail fourni soit perdu et a donc choisi de conserver ce maillage territorial", rappelle Cécilia Téjédor, directrice de la nouvelle AEPI.
Transformées en antennes de l'Agence, l'AEPI et ses voisines auront des champs de compétences définis par le SRDEII tels que le développement économique, l'innovation, l'attractivité, l'emploi et formation et l'international.
Afin de répondre à la crainte que tout soit dirigé de Lyon, chaque antenne locale s'est vue confier la responsabilité de l'un des piliers du développement économique de la nouvelle entité. En Isère, l'AEPI dirigera ainsi la politique commune (8 agences et 130 salariés au total) sur les enjeux liés à l'international. "Cela donne un rôle fort aux antennes locales", estime Cécilia Téjédor.
De son côté, le président de la métropole grenobloise, Christophe Ferrari, est également satisfait. Il a recruté récemment sept anciens employés de l'ex-AEPI pour qu'ils intègrent le service économique de la métropole. L'objectif ? Internaliser certaines compétences clés.
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Si la question a fait, durant quelques semaines, l'objet de vives tensions entre la Région et la Métropole, les deux partenaires ont finalement trouvé un accord.
"Nous avons recruté sept agents spécialisés dans l'international, l'attractivité et la promotion car cela correspondait à des missions complémentaires aux nôtres. Nous ne souhaitions pas créer des couches supplémentaires mais arrimer ces compétences avec celles de notre équipe", explique le président de la métropole, Christophe Ferrari."Cela a nécessité une petite adaptation de fonctionnement mais nous essayons de nous adapter à chaque territoire, la flexibilité est dans notre ADN", justifie Cécilia Téjédor.