Grenoble dans le collimateur de la Chambre régionale des comptes

Marie Lyan
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Après avoir passé plusieurs mois à en éplucher les comptes ainsi qu'à observer le fonctionnement de la ville de Grenoble dont le budget de fonctionnement s'élève à 289 millions d'euros, la Chambre régionale des comptes a publié un rapport dense qui met en exergue la situation de la capitale des Alpes.
Ce texte évoque notamment le "niveau historiquement élevé" de la dette et des charges de fonctionnement de la ville, avec un encours de la dette qui a notamment augmenté de plus de 3% pour s'établir à 1 708 euros par habitant en 2016, soit 45% de plus que les villes de la même catégorie. Une situation dont ne se défend pas Maud Tavel, adjointe à l'administration générale de la Ville, qui se félicite même que le rapport reconnaisse "le caractère historique" de cette fragilité.
Elle rappelle que la ville a également subi une importante baisse de dotations de l'Etat (17 millions d'euros), entre 2011 et 2014, qui ont impacté de 40% ses ressources. Tout en ajoutant que la période choisie, soit 2011 à 2016, se situe précisément entre deux mandatures.
"Du fait de l'amplitude retenue, le rapport ne peut nécessairement pas prendre en compte l'intégralité des effets produits par les décisions engagées durant les années 2014, 2015 et 2016".
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Pour autant, et alors que le rapport de la Chambre souligne à son tour une situation financière "déjà fragile avant la baisse des dotations de l'État en 2014", et "qui l'est toujours", celle-ci estime également que le patrimoine communal, très important, "n'a pas bénéficié d'un entretien à la hauteur des besoins (...) malgré une amélioration apparente due à un transfert de charges de l'ordre de 13 M€ à la métropole au moment de sa création le 1er janvier 2015".
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Marie Lyan