Le bureau de l’Union Mutualiste pour la Gestion du Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble (UMG GHM), composé du groupe Adréa Mutuelle et de la Mutualité Française, a réalisé ses premiers arbitrages. Sur les 10 manifestations d’intérêts communiquées, sept dossiers avaient finalement été réceptionnés à fin février. Désormais, ils ne sont plus que 3 en lice, le dossier de société coopérative (SCIC) porté par les salariés n’ayant pas été retenu. Le collectif des usagers et salariés des Cliniques Mutualistes envisagent d'ores et déjà la voie de plusieurs recours en justice.Article publié le 02.03.2019 à 7:11, actualisé à 14:00
La première phase de sélection pour trouver le futur repreneur du Groupement Hospitalier Mutualiste (GHM), qui compte près de 1300 salariés sur le bassin grenoblois, s'achève. Ce vendredi, le bureau de l'Union Mutualiste pour la Gestion du Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble (UMG GHM), qui gère ce regroupement de plusieurs établissements (Clinique des Eaux Claires, la Clinique d'Alembert et l'Institut Daniel Hollard), a annoncé avoir retenu trois dossiers, parmi les sept offres soumises.
Le bureau du GHM a fait savoir que deux d'entre elles seraient ainsi portées des acteurs de l'ESS, "qui se proposent de conserver le statut d'Établissement de santé privé d'intérêt collectif (ESPIC) à but non lucratif", tandis que la troisième offre est portée par un acteur privé, mais "qui prévoit de réaliser un partenariat avec un établissement public hospitalier".
Les noms des candidats n'ont pas été communiqués à ce stade.
Des garanties pour le personnel et le statut ESPIC
"Le bureau du GHM a présélectionné les offres qui apportaient le plus de garanties sur trois points. A savoir les capacités financières pour assurer une poursuite de l'activité, l'emploi et le maintien de l'ensemble du périmètre d'activité, incluant notamment l'oncologie, la maternité et les urgences. De plus, deux acteurs se proposent de conserver le statut d'Établissement de santé privé d'intérêt collectif (ESPIC) à but non lucratif", explique Denis Philippe, administrateur du GHM et vice-président délégué d'Adréa Mutuelle, dans une interview accordée à la Tribune à l'issue du CA de ce vendredi.
Ce dernier précise que les trois offres retenues s'engagent ainsi à conserver "l'ensemble du personnel et des établissements" inclues au sein du périmètre du GHM. Et ajoute :
"Du point de vue des patients, la situation ne va pas non plus changer au niveau du reste à charge, grâce au statut Espic qui est proposé. Les praticiens seront ainsi également assurés de pouvoir pratiquer dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui".
De son côté, le projet sous forme de société coopérative (SCIC), porté par des salariés et usagers de la clinique associés à des habitants du quartier Chorier-Berriat, n'a cependant pas été retenu par l'UMG GHM pour la seconde phase de négociations appelée à s'ouvrir désormais.
"Ce projet était généreux et sympathique, mais on a l'impression que la constitution de la SCIC s'est surtout effectuée en réaction à l'idée que l'on allait nécessairement vendre au privé lucratif.Les porteurs de ce projet n'ont pas les moyens de racheter, ni de développer le site, et sont encore à la recherche de fonds", observe Denis Philippe, qui évoque toutefois l'existence d'une "réalité économique" à prendre en compte.