Alors que le Groupement Hospitalier Mutualiste de Grenoble (GHM) vient d’annoncer la présélection de trois offres de reprise, la direction, qui avait communiqué jusqu'ici de manière très discrète, sort de son silence. Denis Philippe, vice-président délégué d'Adréa Mutuelle et administrateur du GHM, accompagné par le président du Conseil d'administration du GHM, Edmond Giorgetti, racontent, en détail, les coulisses de cette vente. Ils souhaitent couper court aux "procès d’intentions".Denis Philippe : Tout d'abord, ce processus n'est pas une décision qui appartient à Adréa, mais au bureau du Groupement Hospitalier Mutualiste de Grenoble (GHM), où nous nous trouvons aux côtés de la Mutualité Française. Nous sortons aujourd'hui d'une séance où, après avoir mené une étude des candidatures pour la reprise, nous avons finalement choisi de retenir trois acteurs. Deux d'entre eux sont sous la forme d'un ESPIC (établissement de santé privé d'intérêt collectif), et dont on peut dire qu'ils relèvent de l'économie sociale et solidaire (ESS). Et un acteur privé, mais qui s'adosse à un établissement hospitalier public, ce qui peut présenter aussi un certain intérêt. Cela vient couper court aux débats et procès d'intention qu'on nous a fait jusqu'ici, et qui indiquaient que l'on souhaitait vendre à tout prix à un privé lucratif, ce qui n'est pas le cas.
A-t-on, parmi les candidats retenus, des acteurs locaux ?
Denis Philippe : On a un peu de tout, du local et du non local. Mais étant donné que nous sommes sur de l'ESS, nous avons affaire à des acteurs qui sont nécessairement présents sur la scène nationale. Nous ne pouvons cependant pas communiquer leur nom, comme il en est de rigueur, dans le cadre de ce type de procédure.
Les trois candidats ont-ils une vision précise, des priorités à défendre concernant l'avenir du GHM ?
Denis Philippe : Tous ont des projets d'innovation, mais en comptant maintenir l'existant, et qui vont dans le sens de ce que nous aurions dû faire si nous en avions eu les moyens. D'abord, il faut régler le passif, réaliser d'importants travaux d'investissements et de modernisation sur l'établissement, et ensuite partir sur de nouvelles bases. A la différence que pour eux, il s'agit de leur métier. De ce qui a été annoncé, il y a également des projets en termes de pratique médicale et de recherche. Mais je pense qu'ils compléteront encore leur vision au fil de la procédure.