Une première liaison par câble d’ici 2024. Après l’attribution officielle d’un appel d’offres pour l’installation d’un métrocable, l’isérois Poma a détaillé ce mardi les contours de la future ligne T1, qui reliera l’ouest de Grenoble via la Presqu’île. Avec une tarification intégrée au réseau de transports en commun de la métropole, qui pourrait également accueillir de nouvelles lignes.La patience aura payé. Le Syndicat des transports de la métropole grenobloise, le SMMAG, a attribué officiellement en février dernier le marché à l'isérois Poma, pour la construction de la première ligne de transport par câble du bassin grenoblois. Une nouvelle ligne ambitieuse qui ressemblera, d'après les instigateurs du projet, à "une station de métro dans les airs". Transformant ainsi l'entrée et l'image de la ville, pour les arrivants du bassin lyonnais.
Longue de 3 km, la ligne T1 reliera par les airs le versant ouest de l'agglomération, de Fontaine à Saint-Martin-le-Vinoux, en passant par la Presqu'île Scientifique. Un secteur en plein boom qui pourrait accueillir, d'ici 2030, 6 000 nouveaux habitants et 5 000 emplois. Le tout en s'insérant au sein du réseau de transports en commun, avec une tarification unifiée.
"Passer par la voie des airs nous permet de garantir une durée de 15 minutes d'un point à l'autre", résume Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole.
Une référence aux contraintes majeures observées sur ce secteur, matérialisées à la fois par le franchissement de la rivière du Drac, de l'A480 et la RN481 ainsi que du réseau de voies ferrées. La mise en service des 5 stations est prévue courant 2024, avec une exploitation confiée à la Semitag.
A l'issue d'une réunion du comité de pilotage qui s'est tenue ce mardi, le président du directoire de Poma, Jean Souchal, est revenu sur les dessous de ce projet qu'il coordonne, aux côtés des cabinets Groupe 6 et Egis.
"Nous prévoyons cinq stations commerciales et une station technique près de l'autoroute, avec un stationnement prévu en gare", expose Jean Souchal.
Dans un premier temps, 24 cabines seront mises en service, tandis que l'installation pourrait accueillir jusqu'à 66 cabines, en fonction de la montée en puissance de l'équipement.