Distribution : André craint la liquidation, un an et demi après sa reprise par Spartoo
Marie Lyan
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Elle avait été désignée comme une des premières victimes collatérales du coronavirus. La marque de chaussures centenaire André, qui compte près de 600 salariés et 120 magasins, avait été rachetée en 2018 par le groupe isérois Spartoo.
Mais depuis le 1er avril, l'entreprise a été placée par le tribunal de commerce de Grenoble en redressement judiciaire tandis que son PDG, Boris Saragaglia, évoquait une succession de facteurs : mouvement des gilets jaunes, manifestations suite à la réforme des retraites, puis fermetures brutales enregistrées lors du COVID-19...
A l'issue de la crise sanitaire, il avait même fait partie des patrons avoir lancé un appel au gel des loyers commerciaux, aux côtés de 200 signataires.
En 2019, le chausseur avait enregistré un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros en 2019, mais grévé par 10 millions de pertes. Et lors de son dépôt de bilan, réalisé le 23 mars dernier juste avant sa mise en redressement judiciaire, le pdg Boris Saragaglia avait affirmé perdre "jusqu'à 250 000 euros par jour de chiffre d'affaires", en référence à la fermeture de deux mois, prononcée par le gouvernement français à destination des commerces "non-essentiels".
La preuve étant qu'à l'aube de la prochaine audience au tribunal de commerce de Grenoble, prévue pour le 1er juillet prochain, la sort de la marque André demeure fortement menacé. Car si les boutiques ont pu rouvrir progressivement depuis l'annonce du déconfinement, les nouvelles provenant des discussions, entamées par le groupe et ses partenaires sociaux, ne sont pas bonnes.
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D'après des représentants du personnel, Boris Saragaglia, aurait annoncé cette semaine lors d'une réunion du Comité Social et Economique (CSE) de l'entreprise que l'option, jusqu'ici envisagée, de reprendre une trentaine des 120 magasins, ne tenait plus face au contexte actuel.
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Marie Lyan
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