Distribution : Avec le rachat d'Easy Peasy, Spartoo renforce son offre sur le segment enfants
Marie Lyan

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Un peu plus de deux ans après la reprise des marques GBB et Catimini (ex-Kindy) en 2017 à la barre du tribunal de Beauvais (qui avait, à l'époque, représenté un investissement supérieur à 2 millions d'euros), le groupe isérois Spartoo réitère la même stratégie en rachetant cette fois la marque de chaussures pour enfants Easy Peasy aux enchères.
Fondée en 2008 et jusqu'ici propriété du groupe breton Noël Babybotte, Easy Peasy est une marque française de chaussons, chaussures et accessoires pour les enfants, qui signifie « fastoche » en anglais, et distribue des chaussures haut de gamme.
Dans un communiqué de presse, le groupe isérois vient d'officialiser la reprise de la marque aux enchères, à la suite de la liquidation de la société et affirme s'engager "dans une optique de long terme", en vue d'assurer la continuité de la marque.
Avec la volonté affichée de "ne rien changer au concept d'Easy Peasy (positionnement premium, matière première, qualité, création...), ni aux réseaux de distribution", ouvrant ainsi la voie à ce que les modèles phares d'Easy Peasy soient toujours distribués auprès de magasins multimarques, en France et à l'international.
Le leader de la vente de chaussures en ligne Spartoo, qui compte déjà près de 1 000 salariés pour un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros, compte sur cette opération pour renforcer son offre sur le segment enfants, où il possède déjà deux marques en propre (GBB ainsi que Citrouille et Compagnie) ainsi que 80 marques de chaussures associées.
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Une opération qui évoque la reprise des marques GBB et Catimini au groupe Kindy, réalisée en 2017, où l'isérois avait déjà manifesté sa volonté de "défendre le savoir-faire de l'industrie française" et "d'investir dans l'outil de production, avec une vision sur le long terme". Il s'était, à l'époque, engagé à reprendre 30 collaborateurs (soit environ 70 % du personnel de l'ex-filiale de Kindy), tout en confirmant des visées à l'export sur le marché européen et chinois.
Ce qui diffère cette fois-ci : la reprise annoncée, sous la forme d'une vente aux enchères de la marque, ne concerne cependant pas les salariés, ni les sites de production de la marque.
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Au total, la marque Easy Peasy réalisait près de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires auprès de 800 points de vente présents dans 15 pays. Tandis qu'à son échelle, le groupe Noël, qui intégrait également d'autres marques (Babybotte, Noël-Kids, Mary Isa-Minibel, etc), pour un chiffre d'affaires de 19 millions d'euros en 2018.
A l'occasion de cette liquidation judiciaire, prononcée à l'automne dernier, le groupe Noël comptait 89 salariés en France et 700 collaborateurs au sein de ses trois usines basées en Tunisie.
Marie Lyan
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