"Deal ou no deal", 10.000 sociétés régionales seront concernées par le Brexit

Marie Lyan
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Covid-19 et Brexit feront-ils bon ménage ? Début 2021, le terrain de l'exportation, déjà chahuté par la crise sanitaire actuelle, pourrait bien amener de nouveaux défis. Car quatre ans après l'annonce de la sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne, le Brexit tant attendu se matérialisera finalement par une première étape de taille au 1er janvier 2021. Alors que le commerce international subit encore les effets de la crise sanitaire, cette transition pourrait bien représenter un enjeu pour les entreprises régionales qui échangent avec le Royaume-Uni.
Les échanges avec nos voisins anglais occupaient en effet jusqu'ici une place de choix dans la stratégie d'export régionale, aux côtés d'autres pays de l'UE comme l'Allemagne ou l'Italie : « Le Royaume-Uni était jusqu'ici notre 4e client à l'export et notre 9e fournisseur au niveau régional. Car nous exportons bien plus que nous emportons, avec des secteurs très représentés au sein de cet excédent, comme l'industrie chimique et pétrochimique, l'automobile et le transport, la métallurgie ou encore l'agroalimentaire », note Aude Calvignac.
D'autant plus que selon les chiffres de la CCI de la région Auvergne Rhône-Alpes, « le Royaume-Uni est un partenaire bien plus important au niveau régional (4e position) qu'au niveau national (6e position) en matière d'export ».
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Or, si les opérations d'import-export réalisées au sein de l'Union Européenne pouvaient s'apparenter jusqu'ici à des transactions « locales » pour les entreprises françaises, ce ne sera plus le cas avec l'arrivée du Brexit au 31 décembre prochain. Car « accord ou pas accord », le départ du Royaume Uni aura nécessairement un impact direct sur les échanges entre les entreprises françaises et anglaises.
Marie Lyan