Ferroviaire : après l'abandon de l'A45, Gaël Perdriau défend la création d'une nouvelle ligne Lyon/Saint-Etienne
Stéphanie Gallo Triouleyre
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100.000 véhicules en moyenne empruntent actuellement l'axe Lyon/Saint-Etienne. Après la fin de non recevoir de l'Etat sur l'A45, le maire de saint-Etienne Gaël Perdriau défend la construction d'une nouvelle ligne ferroviaire, comme seule autre voie...
Pour le maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, les alternatives aujourd'hui proposées par l'Etat pour compenser l'abandon du projet A45 - cette autoroute qui devait relier Lyon à Saint-Etienne - sont illusoires. L'élu a décidé de porter un nouveau combat, inscrit dans son plan de mandat métropolitain présenté le mois dernier : la construction d'une nouvelle ligne ferroviaire entre les deux villes, qui fait déjà l'objet d'une étude.
C'était en octobre 2018. Elisabeth Borne, alors ministre des Transports, confirmait l'abandon officiel du projet d'autoroute entre Lyon et Saint-Etienne. Un dossier vieux de trois décennies, un véritable serpent de mer, mais qui avait sensiblement avancé ces dernières années avec une déclaration d'utilité publique, un financement bouclé grâce aux engagements financiers majeurs de la Métropole stéphanoise et du Département de la Loire notamment, un avis favorable du conseil d'Etat, le choix de Vinci comme concessionnaire etc.
Oui mais voilà, les 100.000 véhicules/jour et la congestion régulière de la liaison existante, l'A47, n'ont pas convaincu le conseil d'orientation des infrastructures. Dans son rapport Duron, rendu début 2018 et sur lequel s'est appuyé le gouvernement d'Edouard Philippe pour prendre sa décision, il préconisait en effet l'abandon de l'A45 et la recherche d'une "alternative acceptable pour tous".
La ministre des Transports expliquait à l'époque que les 400 millions d'euros prévus par l'Etat pour cette autoroute seraient investis pour améliorer les liaisons entre Lyon et Saint-Etienne afin de mettre en œuvre ces fameuses "alternatives".
Somme sanctuarisée en 2019 dans le cadre de la loi d'orientation des Mobilités et à dépenser d'ici 2027. L'enveloppe est même désormais portée à 510 millions grâce aux engagements financiers de la Région, des Départements de la Loire et du Rhône, des métropoles lyonnaise et stéphanoise, du Sytral et de la communauté d'agglomération Vienne Condrieu.
Selon la Préfecture d'Auvergne Rhône-Alpes, qui conduit depuis l'abandon de l'A45 des réunions de concertation et de suivis sur le sujet, l'ambition vise à "renforcer l'utilisation du mode ferroviaire et des autres transports collectifs, à promouvoir l'intermodalité, à favoriser le covoiturage et à améliorer les conditions de circulation routières, notamment en matière de sécurité et de fluidité".
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