L'affaire pourrait bien prendre un tournant plus politique, et emblématique à l'aube de l'hiver. Car alors que les dispositions de la Loi Montagne impliquent que les usagers des remontées mécaniques soient tous égaux sur le plan des tarifs, pour ce qui est considéré comme un service public de transport de passagers, la commune de Bourg-Saint-Maurice, en Savoie, dessine les rangs de la résistance à l'application de cette réglementation, qu'elle estime injuste.
"Depuis la naissance des stations il y a près de 50 ans, ont été menées un certain nombre d'expropriations et de cessions de terrains comme dans le cas des Arcs, avec l'idée de dire que l'on mettait en place un nouveau tourisme hivernal sur le territoire mais qu'en contrepartie, ses habitants et les jeunes puissent avoir accès au ski", fait valoir à La Tribune Guillaume Desrues, maire de Bourg-Saint-Maurice / les Arcs.
C'est donc sur cet argument que le maire des Arcs compte pour alimenter sa défense : car depuis une délibération prise, en date du 30 juin dernier, expliquant pourquoi sa commune validait à nouveau pour l'année à venir les tarifs spéciaux destinés au "gens du pays", celle-ci s'est vue attaquée par l'Etat.
Le 30 juin dernier, le Conseil municipal de Bourg Saint Maurice - Les Arcs votait en effet les tarifs des forfaits de ski « gens du pays », pour que ses habitants puissent skier aux Arcs à un prix qu'elle estime raisonnable (soit 15 euros pour les 3-15 ans et 245 euros pour les 16-74 ans), confirme la commune.