Phase V des pôles de compétitivité : l'heure est moins à la fusion qu'à un rôle confirmé par France 2030
Marie Lyan
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« Il y aura encore probablement quelques rapprochements à l'échelle nationale mais nous ne nous attendons pas à une forte réduction du nombre de pôles, car des fusions ont déjà eu lieu durant la phase IV », estime Pauline Capus, déléguée générale de...
Après la phase IV, qui s’était soldée en 2019 par des exigences renforcées en matière d’internationalisation et de redécoupage à l’échelle régionale, les 12 pôles de compétitivité auralpins s’apprêtent à redéposer leurs dossiers pour une nouvelle phase V de sélection très attendue, mais qui s’est dessinée discrètement. Avec à la clé et pour l'ensemble des pôles, l’ambition de peser désormais dans les coulisses du plan France 2030, sans oublier pour d'autres comme le pôle Cimes, celle de sortir d'une fusion avortée pour renouer avec une nouvelle dynamique.
Déjà à l'aube de la crise sanitaire, la feuille de route qui avait été donnée aux pôles de compétitivité français dont Minalogic consistait à « sélectionner des pôles de compétitivité capables de porter une ambition de dimension européenne tout en préservant les acquis de la politique tels que « l'usine à projets » et de « l'usine à produits » développés dans les phases précédentes ».
Et la phase V de cet appel n'est pas bien différente, même si elle a été publiée de manière discrète en plein cœur de l'été, le 3 août dernier.
Car à l'heure où la quatrième phase des pôles de compétitivité est appelée à prendre fin en décembre prochain, le gouvernement a souhaité finalement poursuivre cette politique à travers une nouvelle phase s'échelonnant de 2023 à 2026.
Un initative qui est appelée à s'inscrire « dans la même dynamique en continuant d'accompagner les grands groupes, les PME/ETI et les startups dans leurs recherches collaboratives et dans leurs efforts de réindustrialisation », précise le gouvernement.
« La crise Covid a démontré que les régions et l'Etat ont pu s'appuyer sur les pôles, ancrés dans leurs territoires, pour avoir un lien direct avec leurs membres », veut d'ailleurs croire Pauline Capus, déléguée générale de l'Association française des pôles de compétitivité (AFPC).
L'heure du premier bilan
Ouvert depuis le 2 août dernier, et clôturé justement ce vendredi 7 octobre, cet appel à candidatures résonne tout d'abord comme une bonne nouvelle pour Serge Veyres, le nouveau président à la tête du pôle de compétitivité Minalogic, l'un des douze pôles ayant conservé leur labellisation en 2019 (dont huit disposent de leur siège en région Auvergne Rhône-Alpes).
Pour certains (comme le pôle chimie et environnement Axelera, le cluster pour la mobilité CARA, le pôle dédié à la santé Lyonbiopôle, le pôle textile Techtera, le pôle sur la transition énergétique Tenerrdis), cette phase IV s'était faite à périmètre égal.
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