Quoi qu'il en coûte : à Val Thorens, "si l'Etat nous demande de rembourser, nous le ferons"

Marie Lyan
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La Chambre régionale des comptes d'Auvergne Rhône-Alpes a tapé fort, d'abord en direction de l'Etat : car l'institution, chargée d'étudier le bon usage des deniers publics s'est penchée dans son dernier rapport sur les aides Covid délivrées pour faire face à la situation d'urgence d'un secteur bien précis, celui des remontées mécaniques. Avec deux questions principales : est-ce que ces aides ont été utiles, et sont-elles même allées jusqu'à représenter "un effet d'aubaine" pour les sociétés qui les ont reçues ?
Dans sa mission flash, qui a audité les montants d'aides octroyés à six sociétés de remontées mécaniques (parmi les plus grandes) des Alpes du Nord, le bilan se voulait sans équivoque : près de 131,9 millions d'euros d'aides publiques auront été versées durant cette période aux six sociétés (Val Thorens, Tignes, La Plagne, Avoriaz, la Toussuire, Saint Sorlin d'Arves), dont 111,6 millions d'euros issues du seul dispositif « coût fixe », conçu sur mesure pour le secteur de la montagne. Avec selon la chambre, une stricte application du dispositif "qui aurait représenté une économie pour les finances publiques de 30,8 millions d'euros".
Avec parmi elles, deux sociétés de remontées mécaniques (Morzine et Val Thorens) qui auront même dégagé, en bout de ligne, des bénéfices au sein de leurs résultats d'exploitation, comme dans le cas de la SETAM à Val Thorens où "le bénéfice réalisé en 2021 (5,7 millions d'euros) a permis d'augmenter le niveau des capitaux propres".
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Un rapport sur lequel le directeur des remontées mécaniques de Val Thorens (SETAM), Jérôme Grellet, a accepté de revenir avec La Tribune.
Marie Lyan