STMicroelectronics : 3.000 emplois menacés par la crise des semiconducteurs
Oriane Raffin et Marie Lyan, avec agences
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3.000 employés sur la sellette entre la France et l'Italie chez STMicroelectronics. L'agence Bloomberg News a annoncé ce vendredi que le fabricant franco-italien de puces envisagerait de réduire jusqu'à 6% de ses effectifs, dans un contexte général difficile pour le secteur, en raison, notamment, du recul des ventes des voitures électriques, qui intègrent des puces électroniques.
Selon Reuters, qui cite un porte-parole du groupe, Jean-Marc Chéry, directeur général, et Lorenzo Grandi, directeur financier, ont indiqué jeudi, lors de la présentation des résultats du quatrième trimestre, entamer des discussions avec les syndicats sur des réductions volontaires d'effectifs, dans le cadre d'un programme de réduction des coûts de 300 millions de dollars.
Le fabricant de composants électroniques a achevé l'année 2024 avec un bénéfice en baisse de 63% sur un an, plombé par la faiblesse de la demande de l'industrie. Il anticipe déjà un recul de ses ventes pour ce premier trimestre de l'année, avec des recettes à 2,51 milliards d'euros, au lieu des prévisions de l'an dernier qui ciblaient 3,6 milliards de dollars pour cette période. Le groupe observe, depuis fin 2023, un important ralentissement sur l'ensemble de ses segments, dont le marché industriel des microcontrôleurs, consécutif au recul des ventes des voitures électriques qui intègrent elles-mêmes des puces électroniques.
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Une annonce qui fait écho aux craintes que nourrissaient, depuis plusieurs semaines, les syndicats du groupe. La CGT avait notamment adressé un courrier mi-décembre où elle demandait des comptes à la direction du groupe concernant « son plan de
transformation importante de l'entreprise » tout en interpellant l'Etat français au sujet « des 2,9 milliards d'euros d'argent public en train d'être versés à l'entreprise, dans le cadre du projet Liberty prévoyant le développement de l'industrie des semiconducteurs et de l'emploi en France ».
Oriane Raffin et Marie Lyan, avec agences
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