Dermatose nodulaire : le refus de l'abattage des troupeaux gagne du terrain
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En Savoie et en Haute-Savoie, la résistance s'organise. Depuis l'appel au blocage d'un abattage d'un troupeau à Cessens (Savoie) le jeudi 10 juillet, dans lequel deux cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) avaient été confirmés, la mobilisation ne faiblit pas au sein de l'exploitation, dirigée par l'éleveur Pierre-Jean Duchêne. Ce week-end encore, près de 200 personnes se sont relayées pour soutenir l'éleveur, toujours opposé à l'abattage total d'un troupeau de plus de 100 vaches, qu'il a placé en quarantaine et pour lesquelles il demande un sursis.
Depuis jeudi, des tracteurs bloquent l'accès à cet élevage et demandent une révision de la politique sanitaire conduite par l'État français sur le dossier de la DNC, qui repose selon eux uniquement sur un abattage total des troupeaux qu'ils jugent « inadapté ».
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A une quinzaine de kilomètres de là, sur la commune de Rumilly (Haute-Savoie), un second élevage, touché par un cas de DNC sur une génisse qui a été euthanasiée lundi, fait l'objet d'une nouvelle mobilisation, cette fois à l'appel d'un autre syndicat agricole, la Confédération paysanne.