L'inquiétude ne cesse de monter en Auvergne Rhône-Alpes, où désormais six foyers de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) ont été répertoriés au total ce mercredi, accompagné d'un nouveau foyer détecté pour la première fois en Haute-Savoie, sur la commune de Massingy.
Les agriculteurs sont particulièrement inquiets des « mesures de dépeuplement » ordonnées par l'État et coordonnés par les Préfectures, consistant à abattre l'ensemble d'un troupeau lors de la détection d'un animal malade.
Ce jeudi, des agriculteurs soutenus par le syndicat de la Coordination rurale se sont rendus sur une exploitation de Cessens (Savoie), afin de bloquer l'abattage d'un troupeau de 121 vaches, alors que deux bovins avaient été testés positifs à la DNC et déjà euthanasiés. Les discussions entre les services de l'État et les agriculteurs étaient toujours en cours ce vendredi.
Sur place, une cinquantaine de personnes (dont certaines ont dormi sur site) demandaient un sursis d'au moins 15 jours pour évaluer la contamination ou non du troupeau avant de prendre la décision de l'euthanasie, conformément à ce que réclament déjà, depuis plusieurs jours, certains syndicats agricoles.
Pour l'heure, la Préfecture de Savoie précisait à La Tribune que les discussions se poursuivent. Ce jeudi, la Préfète de Savoie, Vanina Nicoli, avait déjà déclaré que l'euthanasie du troupeau, « considérée aujourd'hui comme la seule solution pour éradiquer le plus vite possible la maladie », était « inéluctable ».