A Lyon, les acheteurs de biens haut de gamme y achètent pour vivre. La ville a deux grands avantages : son bassin d'emploi ainsi que la qualité de ses infrastructures, qui attirent toujours autant les acheteurs les plus fortunés. La ville intéresse principalement les acquéreurs locaux et pas vraiment les investisseurs étrangers. Le point avec Gérald Châtel de l'agence Barnes, spécialiste de l'immobilier de prestige.En matière d'immobilier de prestige, à Lyon, les acheteurs les plus fortunés se laissent convaincre par le bassin d'emploi et sa qualité de vie, constate l'agence Barnes, l'un des leaders français de l'immobilier haut de gamme.
Même si Lyon ne se situe pas dans le top 50 des villes qui ont la côte auprès des grandes fortunes (où Paris est en tête), elle reste une halte intéressante pour Barnes :
« On s'implante dans toutes les villes où il y a une offre d'emplois importante et dans les villes de villégiature », explique Gérald Châtel, directeur associé de Barnes Lyon. La capitale des Gaules se classe donc plutôt dans la première catégorie. A savoir que Barnes est présent dans quinze pays, à travers 122 bureaux.
Une ville où on achète pour vivre
« Le profil type de l'acheteur lyonnais est un cadre supérieur de 47 ans en moyenne, qui occupe notamment des fonctions dans l'industrie. 92% des acheteurs sont des particuliers (dont 64% achètent en couple et 28% en individuel) tandis que 8% sont des sociétés. C'est un bassin d'emploi et le marché est essentiellement orienté vers le logement. »
Et quand les acheteurs achètent, c'est même avant tout pour y vivre : « A Lyon, il existe cette idée de placer son argent et de se loger avant de réaliser un investissement pour avoir un rendement locatif. [...] La ville attire des gens qui cherchent du confort et où il fait bon vivre (infrastructures, gare TGV, aéroport, écoles...) ».
D'ailleurs, 67% des acheteurs sont en réalité déjà installés en Auvergne Rhône-Alpes, tandis que 12% arrivent de Paris, 14% du reste de la France et 7% de l'étranger. Une proportion qui s'explique à la fois par la cherté de Lyon, qui reste la deuxième ville la plus chère de France après Paris et où, à l'image de la capitale, les primo-accédants ont du mal à acquérir à Lyon. « Nous avons beaucoup de ventes et de rachats, avec des acheteurs qui recherchent un meilleur confort. Les Lyonnais sont bien placés pour racheter dans leur ville, alors que lorsqu'on vient du reste de la France, c'est plus difficile. »
La demande pour des biens haut-de-gamme est bel et bien présente « : en 2022, nous avons eu 1.960 nouveaux projets acquéreurs, soit 164 demandes par mois », constate Gérald Châtel. 37% des biens se vendent en moins de 30 jours.