Immobilier : après une période d'euphorie, l'heure du « rééquilibrage » a sonné sur le marché lyonnais
Zoé Favre d'Anne
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La Fnaim note encore une tendance à la hausse des prix, sauf au coeur des plus grandes villes : et Lyon n'échappe pas à la règle, avec une baisse de -1,5% de ses prix de vente. Malgré ce recul léger, Lyon reste tout de même la deuxième ville la plus...
DR/ML
L'heure du retour à la « normale » a sonné, selon la Fnaim du Rhône. En ce début d'année, les prix de vente à Lyon ont cessé de grimper pour se stabiliser : mais bien que le volume des ventes s'affiche désormais en recul, il se rapproche en réalité du niveau d'avant-crise sanitaire. La fédération immobilière pointe cependant un point noir du côté des prêts, car les banques s'avèrent aussi de plus en plus réticentes à délivrer de nouveaux crédits.
En 2023 « un rééquilibrage est en train de se faire. On a vécu une période de surenchère et on assiste désormais à un retour à des prix normaux », assure Pascal Pancrazio.
Pour autant, jusqu'à fin 2022, l'indicateur de confiance des ménages était encore au plus bas. « L'indice n'est pas bon, mais il se stabilise », note Pascal Pancrazio. Sur tous les plans, la Fnaim Rhône se veut donc rassurante, même si le contexte laisse planer encore quelques inconnues.
Le volume des ventes en recul
« Nous observons un recul du nombre de transactions : il était important, on revient vers des valeurs jugées plus normales », commente Pascal Pancrazio. Ainsi, dans le Rhône, la Fnaim constate un recul de -5,8% des ventes réaliséesentre octobre 2021 et octobre 2022. Ainsi, fin 2022, le cumul des 12 mois s'élevait à 27.651 ventes, contre 29.339 en 2021 et 28.191 en 2019...
Le phénomène est d'ailleurs aussi observé à l'échelle nationale : « En 2019, lorsqu'on a dépassé le cap du million de logements vendus, c'était déjà un grand évènement. Y revenir en 2023, ce serait encore un beau score », souligne Deanna Nociar, vice-présidente déléguée à la transaction.
A noter toutefois que dans le Rhône, si la tendance immédiate est au retrait, ce n'est pas encore le cas de la moyenne des ventes enregistrée sur les dix dernières années, qui se maintient avec une croissance de +32,2% (et de +6,6% sur les cinq dernières années).
Reste qu'actuellement, plusieurs facteurs sont à l'oeuvre et confortent l'impression de faire face à un marché « grippé ». D'abord, la dynamique financière enregistrée au sein des banques, qui seraient désormais beaucoup plus frileuses à accorder des prêts immobiliers. Deanna Nociar se fait l'écho d'un agent immobilier de la Croix Rousse à Lyon qui voit par exemple sept prêts sur dix refusés dans son agence.
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Sans compter que les étiquettes DPE impactent elles aussi la partie transactionnelle. «Les acquéreurs reprennent les négociations en s'appuyant sur ce critère», note Timothée Marsande, animateur de la commission climat de la Fnaim.