Sorti d'une année 2023 « très dynamique » malgré la crise immobilière, le Crédit Agricole Centre-Est affiche des résultats stables. La banque régionale, forte de plus de 1,2 million de clients, participe par ailleurs aux opérations du Grand Lyon à travers l'une de ses foncières, avec la vente d'opérations en-dessous du prix du marché à la Métropole, qui seront ensuite transformées en logements sociaux. Une piste de plus vers une sortie de crise ?La sortie de crise s'annonce lente et l'horizon ne se dessine pas encore tout à fait en Auvergne-Rhône-Alpes. Hausse fulgurante des taux d'intérêts depuis mi-2022, quasi arrêt de la promotion immobilière (chute de 45 % en un an des réservations de logements neufs en collectif dans la Métropole de Lyon, indiquait en février la FPI), crise du logement... Les indicateurs restent haut perchés, mais Raphaël Appert, directeur général du Crédit Agricole Centre-Est, déclare tout de même déceler des premiers signaux positifs :
«Le besoin de logements est si élevé dans notre région, que je pense que nous devrions inverser la tendance cette année, indique en effet le dirigeant de la banque sociétaire. Car nous voyons quelques opérations repartir : ce sont des premiers indicateurs favorables, même si ce début d'année reste très faible, dans la lignée du dernier trimestre de 2023».
La banque régionale, qui compte 1,28 million de clients, est notamment présente dans les départements de l'Ain, du Rhône, de la Saône-et-Loire, mais aussi dans le nord de l'Ardèche, de la Drôme et de l'Isère, où elle s'adresse en grande majorité aux particuliers.
Ses activités de financement du logement représentent ainsi les deux tiers de ses encours de crédits, à hauteur de 20 milliards d'euros (+3,7% entre 2022 et 2023, une inertie liée à la durée des crédits) sur 30 milliards d'euros, toutes activités confondues (+2,7%). Des activités qui n'ont pour autant pas échappé à la hausse fulgurante des taux d'intérêts l'année dernière.
Une chute amortie des crédits habitat
À commencer par la production de crédits habitat, qui a chuté de 25 % en un an, pour retomber à 2,4 milliards d'euros contractés en 2023, contre 3,1 milliards d'euros l'année précédente. Des résultats qui « plombent » la production de crédits globale (car les crédits habitat représentent 65 % de la production totale), mais dont le déclin reste « moins conséquent que la moyenne nationale » (d'environ - 40 % de la production de crédits habitat), dépeint Raphaël Appert.