La Giettaz : un projet de lac artificiel qui inquiète
Oriane Raffin
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Arrondine pourrait alimenter le projet de lac.
Titim73 / Photo Creative Commons
Oriane Raffin
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Arrondine pourrait alimenter le projet de lac.
Titim73 / Photo Creative Commons
Nouvelle polémique autour de l'eau dans les Alpes. L'antenne savoyarde de l'association de protection de l'environnement FNE a fait part de son inquiétude, sur son site internet, à propos d'un projet de création de lac artificiel à la Giettaz, commune située dans le massif des Aravis, en Savoie, qui abrite notamment une station de sports d'hiver.
L'association a eu vent du projet lors du dépôt, par la municipalité, d'un dossier auprès de la DREAL - la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, afin d'obtenir une évaluation environnementale. « Souvent, on attend les enquêtes publiques avant d'alerter. Mais là, face à ce très gros projet, qui impacterait de manière importante une rivière déjà sollicitée pour de l'hydroélectricité, on a choisi de réagir directement », explique Martine Schwartz, vice-présidente de FNE Savoie. Selon l'association, un premier contact a été pris avec les élus, par courrier, en mars/avril dernier. Sans réponse de la municipalité, l'association a choisi de faire paraître un communiqué sur son site et ses réseaux sociaux, en mai dernier. Objectif : alerter les élus et « amener des discussions ».
En cause : le projet de plan d'eau de 20.000 m3 environ, et d'une profondeur de 6 mètres, sur le hameau du Plan. L'eau pour l'alimenter serait prélevée dans la rivière Arrondine, qui circule sur la commune. Ce lac permettrait également, selon les premières projections, la création d'un réseau de neige artificielle de plus de 3 hectares, en hiver.
À lire également
Contacté par La Tribune, Daniel Danglard, le maire de la Giettaz a confirmé le dépôt de dossier mais également déclaré que le projet n'était pas à l'ordre du jour dans l'immédiat. « Quand on veut lancer un projet, il y a systématiquement un collectif qui se monte », souffle-t-il, exaspéré, dénonçant un véritable « burn out de certains directeurs des services de la région ». Sa commune jouxte la Clusaz, dont le projet de retenue collinaire a déchaîné les oppositions à l'automne dernier.
Oriane Raffin