Depuis la nuit du 20 au 21 juin dernier, des crues torrentielles avaient emporté le hameau de la commune de Saint-Christophe-en-Oisans en Isère, un haut lieu de l'alpinisme. Deux mois plus tard, l'état de catastrophe naturelle a été acté et l'objectif est désormais réparer les routes avant l’hiver. En parallèle, les collectivités ont commencé à abonder à un fonds de soutien, créé par le Département de l'Isère.Il va falloir du temps avant de sortir de la catastrophe. A la Bérarde, dans l'Oisans (Isère), l'heure est toujours à l'estimation des dégâts et aux travaux d'urgence. Dans la nuit du 20 au 21 juin dernier, des crues torrentielles avaient emporté le hameau de la commune de Saint-Christophe-en-Oisans, haut lieu de l'alpinisme. Si, par miracle, aucune victime n'a été à déplorer, les dégâts matériels, eux, sont considérables. A tel point que l'État a reconnu l'évènement, le 4 juillet dernier, comme catastrophe naturelle.
Cet été, aucune activité touristique ou économique n'a pu avoir lieu sur le site. La RD530, seule route à desservir la vallée du Vénéon, a été emportée sur plusieurs sections. Depuis, le Département de l'Isère a mis en place une piste provisoire - empruntable uniquement sur autorisation, avec un véhicule 4x4 -, et l'objectif est de rétablir un accès pour les villages de Venosc et de Saint-Christophe-en-Oisans.
« Nous sommes toujours dans les travaux d'urgence, précise Guy Verney, président de la Communauté de Communes de l'Oisans, contacté par La Tribune, à la sortie d'une réunion avec la Préfecture sur le sujet. Nous sommes en train de réaliser des pistes pour permettre aux bureaux d'études et aux services de l'Etat de faire le diagnostic complet. » Dans le même temps, des travaux de confortement du ruisseau des Etançons sont en cours, afin de sécuriser le secteur.
«Pour le moment, rien n'est sécurisé. A chaque alerte Météo France, on évacue les ouvriers qui travaillent sur place dans la minute »,précise l'élu.
Les travaux suivent leur cours : les autorisations administratives ont été obtenues, précise le Département de l'Isère, contacté lui aussi par La Tribune. Les travaux préparatoires ont débuté, en vue de lancer les travaux de mise en place des pans de routes définitifs. Quatre mois de travaux minimum sont prévus - sous réserve d'aléas climatiques - avec l'objectif de terminer avant l'hiver. « Les travaux pérennes ne seront lancés qu'après les études terminées, au printemps, après la fonte des neiges », précise Guy Verney.