Changement climatique : à la Bérarde, les crues torrentielles questionnent l'avenir de la montagne
Oriane Raffin
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Photo d'illustration
Anthospace - CC BY-SA 4.0.
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Les images sont impressionnantes. Dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 juin, en raison de violentes intempéries, cumulées à la fonte des neiges, plusieurs cours d'eau sont sortis de leurs lits, comme le torrent le Vénéon, ravageant des habitations et détruisant plusieurs tronçons de la départementale 530, dans le secteur de Saint-Christophe-en-Oisans, en Isère. Si, grâce à la réaction rapide des secours, aucune victime n'a été recensée, une centaine de personnes a dû être évacuée par hélicoptère depuis le hameau de la Bérarde vers la station des Deux Alpes. Et les dégâts matériels sont considérables.
Le hameau, situé au fond de la vallée du Vénéon, haut lieu de l'alpinisme en France, au coeur du Parc National des Ecrins, permet d'accéder à des sommets comme la Meije ou à la Barre des Ecrins. Un lieu symbolique pour les amoureux de la montagne, qui peinent à se projeter sur la suite.
Pour l'heure, le chiffrage précis des dégâts n'a pas encore pu être réalisé. « Tout le travail d'évaluation est en cours, confie Gilles Strappazzon, conseiller départemental et maire de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne, contacté par La Tribune. Le SDIS (service départemental d'incendie et de secours) a dressé un premier état des lieux, en hauteur, pour voir ce qui avait été vraiment abîmé et ce qui est resté à l'écart de la coulée. Il va falloir compléter ce premier repérage, ce qui est entamé depuis samedi, pour évaluer précisément ce qui concerne les réseaux de communication, la voirie, mais aussi les ouvrages de protection contre les crues. »
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La priorité, pour les pouvoirs publics, est de rétablir la communication avec les zones sinistrées. Gilles Strappazzon détaille : « L'objectif, c'est d'abord de rétablir les liaisons routières, ainsi que toutes les communications, notamment téléphoniques. On va avoir un point technique mardi, avec l'idée de rouvrir la route jusqu'à Venosc dans un premier temps. Puis, d'ici la fin de semaine, si c'est possible, jusqu'à Saint-Christophe. Au-delà, on verra après. Mais déjà permettre de rétablir une liaison pour les locaux. »
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