Après son élection, Laurent Wauquiez veut que les élus montrent l'exemple
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
"Les électeurs de notre région ont demandé le changement. Ils verront la différence ! Notre gestion ne sera évidemment pas la même que celle de nos prédécesseurs", a assuré Laurent Wauquiez, après avoir été élu ce lundi à la présidence de la Région Auvergne Rhône-Alpes par ses pairs. Tout commencera par le train de vie des 204 élus. Les délibérations soumises au vote de la prochaine session de l'assemblée, les 21 et 22 janvier prochains, doivent générer une économie de "19 millions sur la durée du mandat par rapport à la dépense additionnée des deux précédentes Régions".
"Il faut s'appliquer à nous-mêmes ce qui sera demandé à l'administration" a déclaré Laurent Wauquiez (crédit Laurent Cerino/ADE)
Il sera ainsi proposé aux conseillers régionaux d'accepter une diminution de 10 % du montant des indemnités prévues, soit une économie de 8,4 millions d'euros. S'ajoutent un nombre de vice-présidents ramené à 15 contre 29 précédemment (5,5 millions de dépenses en moins attendus), une commission permanente limitée à 61 élus (4 millions économisés) ou encore la suppression des téléphones portables et des abonnements liés (un million d'euros de dépenses en moins).
À ce sujet, le numéro 2 des Républicains entend faire émerger l'administration du XXIe siècle, reposant sur un plan d'économie de fonctionnement qui sera présenté dans les quatre mois à venir. "Le défi est clair : Auvergne-Rhône-Alpes doit coûter moins cher que Rhône-Alpes et Auvergne séparément", a-t-il appuyé.
Laurent Wauquiez a renouvelé son engagement de n'augmenter ni les impôts ni les taxes du conseil régional. "Nous adopterons des indicateurs de résultat dans chaque domaine d'action pour mesurer nos efforts", a certifié le député-maire du Puy-en-Velay.
Il a annoncé le lancement immédiat d'un "programme zéro charge" pour la première embauche afin d'accompagner les entreprises, les commerçants, les artisans et les professions libérales dans leurs premiers pas.
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"Auvergne-Rhône-Alpes doit coûter moins cher que Rhône-Alpes et Auvergne séparément", selon le n°2 des Républicains (crédit Laurent Cerino/ADE)
Le soutien à l'économie de proximité doit en outre se concrétiser par la mise en place d'une préférence régionale dans les marchés publics subventionnés par la Région. Sera également instaurée une bourse pour les étudiants méritants.
La sécurité constitue aussi une des préoccupations du nouvel exécutif. Le renforcement de la sécurité dans les TER et dans les lycées "sont des chantiers immédiats qui doivent être mis en place dans les trois mois", a noté le nouveau patron d'Auvergne-Rhône-Alpes. Ajoutant : "Je souhaite que l'on puisse accompagner les communes qui veulent s'équiper en vidéo-protection", a t-il affirmé.
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Laurent Wauquiez a aussi annoncé une révision totale, avant la fin de l'été, des politiques de la Région en ce qui concerne l'apprentissage, l'agriculture et la formation professionnelle en établissant "un système de droits et de devoirs". Il nourrit par ailleurs une grande ambition dans le numérique pour faire de la Région "la Silicon Valley européenne". Et la première décision sera la création d'un campus européen des métiers du numérique sur l'ancien siège de la Région à Charbonnières-les-Bains.
Laurent Wauquiez a terminé en tendant la main aux élus de l'opposition pour construire la "grande région de demain".
Marie-Annick Depagneux
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