Gilles Chabert, l'élu montagnard tout puissant
Didier Bert
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"Je vous incite à titre personnel, en tant que président du syndicat des moniteurs du ski, à voter massivement, et sans hésiter, ce plan, si vous voulez vous régaler cet hiver dans nos vallées en pensant que vous avez contribué à donner du bonheur aux pratiquants." C'est par ces mots que le conseiller régional (Les Républicains) Gilles Chabert a présenté le 23 juin dernier, l'acte 1 du plan Montagne devant l'assemblée plénière de la région Auvergne Rhône-Alpes. L'élu inaugurait ses fonctions de président de la commission Montagne, en lien direct avec le président Laurent Wauquiez.
Le nouvel élu mettait ainsi en avant sa fonction de président du Syndicat national des moniteurs du ski français (SNMSF) pour convaincre les élus régionaux de tous bords de soutenir sa délibération. Voté par l'assemblée régionale, ce premier volet du plan Montagne de l'exécutif ouvre, dès cet hiver, un financement de dix millions d'euros aux stations souhaitant renforcer leur parc de canons à neige, et donc développer l'utilisation de la neige artificielle. La façon de présenter son plan résume la place que Gilles Chabert occupe sur l'échiquier de la montagne : l'homme est au centre du jeu tant dans ce milieu que celui de la politique. Il sait le rappeler en soulignant ses responsabilités hors de l'assemblée régionale.
Gilles Chabert a toujours été un homme de la montagne. Natif de Villard-de-Lans, dans le Vercors isérois, ce fils d'agriculteur a commencé une carrière de bûcheron avant de gravir tous les échelons à l'École de ski français (ESF) locale. En 1994, il est élu à la présidence du SNMSF qui, depuis son siège de Meylan (Isère), fédère les ESF et les moniteurs de ski qui y travaillent.
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Sur la forme, cet homme aux allures de roc dénote au milieu des autres élus régionaux, souvent bien plus habitués à manier le politiquement correct, observe un élu régional. Pourtant, ce chasseur connaît bien la politique, lui qui se targue de participer aux chasses présidentielles à Chambord ou encore d'inviter à sa table nombre de parlementaires de tous bords.
Didier Bert