N'en déplaise aux amateurs de football, souvent avides des guérillas entre l'OL et l'ASSE, les métropoles de Lyon et de Saint-Etienne semblent vouloir tracer en commun leur chemin industriel.
Une volonté clairement affichée par Gaël Perdriau (LR), depuis son arrivée à la tête de la Métropole stéphanoise en 2014. Même si les désaccords de celui-ci avec Gérard Collomb avaient pu un temps faire vaciller cette perspective, même si l'arrivée d'EELV à la tête de la métropole lyonnaise a pu soulever quelques interrogations, il semble que le développement économique s'affranchisse des couleurs politiques.
"En tant que Métropoles, nous avons les moyens d'impulser et d'accompagner les industriels qui veulent prendre leur part et relever nos défis communs. C'est à l'échelle de nos métropoles que nous pouvons trouver des solutions exemplaires et redonner du sens à nos façons de produire et consommer", expliquait pour sa part Bruno Bernard, le président EELV de la Métropole de Lyon.
Après avoir notamment signé avec l'Aderly, et créé récemment avec la métropole lyonnaise la fondation pour la Médiation Industrielle, Saint-Etienne associe donc encore un peu plus son destin industriel à celui de sa voisine lyonnaise. Gaël Perdriau justifie : "cette alliance territoriale, évidente et indispensable, créera les conditions favorables à l'émergence des futurs leaders industriels".
L'ambition commune affichée par les deux présidents - l'un LR, l'autre EELV- : "rendre les industries plus sobres et moins polluantes en les gardant sur nos territoires, favoriser l'innovation et la relocalisation d'activités stratégiques qui répondent aux attentes des habitants".