Vous avez été réélu et installé ce lundi à la tête de la CCI de Lyon Saint-Etienne Roanne, qui se pose comme la première CCI métropolitaine de France (153.000 entreprises, 42 millions de budget en 2021), avec l'enjeu de faire grimper le score de participation de ces élections, jusqu'ici jugées peu mobilisatrices. Les scores de participation seront cependant demeurés faibles. Presque deux ans après l'arrivée de la pandémie, comment abordez-vous ce second mandat ?
Le taux de participation est malheureusement demeuré faible, car l'on observe encore une forme de désaveu du vote en général, qui s'est de plus, déroulé en période de vacances scolaires. Il est difficile de mobiliser, d'autant plus que nous avions présenté une liste unique : les adhérents ont pu croire qu'il n'y avait pas de sujet à se déplacer.
Mais nous avons été investis ce lundi de manière unanime et nous considérons que ce score n'est pas représentatif du lien des chefs d'entreprise avec leur CCI. Un sondage commandé par CCI France à Opinion Way indique que 8,2 chefs d'entreprise sur 10 estiment que la CCI lui est utile.
J'ai pris en effet mes responsabilités au pied levé, et j'ai eu la chance de bien connaître déjà les arcanes de la CCI. Cela m'a aidé, car on peut dire que cette mandature qui vient de s'écouler a compté comme double avec le Covid et les gilets jaunes.
Entre temps, nous avions également affiché une volonté de transformation qui n'est pas banale, et que nous avons pu réaliser malgré tout, alors que nous étions en première ligne avec l'Etat et les services de la préfecture aux côtés des entreprises. Quelque part, cette période nous a conduite à accélérer. Nous avons contacté jusqu'à 40.000 entreprises pour les aider à traverser cette période, ce qui est pour nous une belle réussite.