C'est une relaxe générale qui a été prononcée ce mardi, par le tribunal correctionnel de Valence. A l'issue d'une enquête ayant débouché en juin 2021 sur l'audition du maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, et d'une partie de son équipe, un procès s'était tenu fin septembre dernier, afin de déterminer si l'élu avait octroyé, de manière abusive avec des soupçons de favoritisme, l'organisation d'une fête populaire à Grenoble, la fête des Tuiles, en 2015 et 2016, à l'association "Fusées".
Finalement, six membres du groupe d'opposition municipale de la droite dont l'ancien maire Alain Carignon, principal opposant depuis son retour au conseil municipal après une condamnation en 1996 pour corruption, s'étaient constituées parties civiles.
Le parquet n'avait cependant pas choisi de suivre cette voie lors du procès, en affirmant lors de ses propres réquisitions, à propos du maire de Grenoble, selon des propres rapportés par l'AFP : "il est le chef de l'administration mais il manque un élément matériel, il n'y a pas de certitude qu'il a manœuvré, il n'y a pas de dissimulation", avait estimé en premier lieu lors de ses réquisitions le procureur de la République Laurent de Caigny, qui avait même ajouté, selon le Dauphiné Libéré : "Je n'ai pas le début d'un commencement de preuve".
Le procès avait ensuite plus largement porté sur "la nature de la prestation du collectif culturel pour les deux premières éditions de la Fête des Tuiles", comme le rapporte l'AFP, qui n'avaient à l'époque pas fait l'objet d'appel d'offres.