Création de 1,5 million d'emplois verts, revalorisation des bas salaires de 10%, instauration d'un revenu universel jeune, sortie de l'élevage industriel d'ici 2030 ou encore d'un "ISF climatique" comme le recommande Greenpeace (et qui pourrait générer une manne fiscale allant jusqu'à 10 milliards d'euros par an selon l'ONG)...
Cet ancien cadre de l'entreprise Hewlett-Packard, qui a incarné l'un des symboles de la « vague verte » en se hissant dès 2014 à la mairie de Grenoble (avant d'être réélu en juillet dernier), aura sillonné pas moins d'une trentaine de villes françaises au cours des dernières semaines, dans une amorce de campagne qui lui aura permis d'occuper le terrain au-delà des frontières alpines.
Après avoir distillé, à l'aube de l'été, une poignée de mesures plus « politiques » au sein de sa plateforme « Une certaine idée de demain » (où il évoquait notamment la proposition de mener un référendum d'initiative citoyenne (RIC) au lendemain de l'élection présidentielle), le premier volet de son « plan pour la transition écologique génératrice d'emplois et de justice sociale » comprend ainsi désormais une série de propositions, visant à atteindre une neutralité climatique dès 2045.
Ces mesures s'inspirent elles-mêmes des propositions élaborées par la Convention citoyenne pour le climat, du travail réalisé par le groupe des sénateurs écologistes dans leur étude "pour une vraie loi climat", mais aussi des rencontres de terrain menées par Eric Piolle depuis l'automne 2020 ainsi que de contributions de près de 300 des 3.500 membres du collectif Une certaine idée de demain.