Les collectivités locales vont être mises à contribution afin de redresser les finances publiques. Le projet de loi de finances pour 2025, présenté hier soir, en Conseil des ministres, prévoit un effort de 5 milliards d'euros pour les Régions, Départements, communes et intercommunalités, en réduisant notamment une partie de leurs recettes. Ce qui fait craindre un coup de frein brutal pour les investissements du bloc communal, selon les représentants des élus. De quoi susciter incompréhension et colère.
Si l'addition paraît lourde pour les collectivités auvergnates, elle a dû d'autant plus de mal à passer que leur gestion financière est plutôt saluée et que la dette locale est relativement maîtrisée. C'est ce que montre une étude inédite de la Banque Postale, premier prêteur bancaire pour les collectivités locales et hôpitaux publics.
Si les dépenses de fonctionnement des communes auvergnates ont progressé de 5,4 % entre 2022 et 2023 (à 1,36 milliard d'euros), leur montant reste inférieur de plus de 15 % à la moyenne nationale. « Les dépenses de fonctionnement ont augmenté, de fait, avec l'inflation sur les prix de l'énergie car il faut, par exemple, chauffer les mairies et les écoles et puis, il y a eu la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires ce qui accroit les dépenses en personnel », explique Luc Alain Vervisch, directeur des études et de la recherche de La Banque Postale.