Etienne Blanc : l'antithèse de Laurent Wauquiez
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Saisissant est le contraste des qualificatifs que les contempteurs de Laurent Wauquiez destinent au premier vice-président Étienne Blanc, comme si l'acuité du réquisitoire contre le premier et celle des éloges réservés au second se nourrissaient mutuellement - jusqu'à exonérer ce dernier de responsabilité directe des décisions de gestion "humaines" admonestées. Au sein du Ceser (Conseil économique, social et environnemental), parmi les élus, d'anciens collaborateurs ou d'actuels interlocuteurs extérieurs, et jusque dans les rangs de l'opposition qu'incarne le maire PS de Bourg-en-Bresse Jean-François Debat, le maire LR de Divonne-les-Bains, député de la 3e circonscription de l'Ain de 2002 à 2016, fait l'unanimité.
Sa disponibilité "authentique", son écoute "sincère", l'"exemplarité" de son abandon, en 2016, du mandat de député pour se consacrer à celui de vice-président de la Région, son empathie "naturelle", sa considération "avérée" des corps intermédiaires, des fondations républicaines et de l'intérêt général, son appétence pour le consensus "solide" privilégiée à la culture des clivages, mais aussi son "excellente connaissance" de la réalité des territoires et son expérience des méandres politiques et institutionnels qui les animent, sont évoquées.
Son "habileté à ne pas faire de l'ombre à Laurent si obsédé par la lumière" traduit, selon un interlocuteur régulier des deux personnalités, une intelligence comportementale et tactique "fine." "Son humanité est réelle", assure Martine, victime de bore out. Au final, une somme de qualités et de compétences qui lui confère, résume Jean-François Debat, "d'assurer à l'exécutif de ne pas exploser." "C'est lui qui tient la maison debout", corroborent Jean-Marc Guilhot et Michel Weill, conseillers du Ceser.
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Aurait-il constitué un successeur idoine de Laurent Wauquiez si ce dernier avait mené le combat des législatives au Puy-en-Velay ? Nombreux - y compris au sein de l'exécutif - ont espéré l'opportunité. Certes, comme d'aucuns l'estiment, son leadership ne peut être mesuré à celui, "emblématique et charismatique" du jeune quadragénaire, "nécessaire pour incarner un projet, une vision, une stratégie dans et autour de l'établissement." Peut-être ainsi s'épanouit-il mieux dans la peau d'un "excellent second", juge une figure du patronat. Sans doute enfin n'aurait-il pas pu s'affranchir de la tutelle que Laurent Wauquiez, officiellement "simple" conseiller régional, aurait exercé sur la stratégie, les méthodes de gouvernance, et la composition de l'exécutif.
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