Alpe d'Huez : 350 millions d'euros pour séduire les skieurs internationaux
Didier Bert
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Le nom de l'Alpe d'Huez est bien connu à l'étranger pour les 21 virages de la montée mythique vers la station, qu'emprunte régulièrement le Tour de France. Mais chaque été, quand des touristes venus d'aussi loin que de Corée du sud ou de Nouvelle-Zélande viennent gravir la pente à vélo, ils s'étonnent que l'Alpe d'Huez soit aussi une station de sports d'hiver, relève François Badjily, directeur de l'Office de tourisme de la station iséroise depuis l'automne dernier. "Pourtant, 80% de l'économie de la station se fait en hiver!", lance-t-il.
Or, l'Alpe d'Huez entend profiter de cette notoriété estivale pour renforcer son activité hivernale. Justement, l'adoption du plan local d'urbanisme (PLU) en début d'année - "après dix années de discussions" précise François Badjily - a ouvert la possibilité à la station de lancer un chantier créant 4 600 lits en résidences 4 et 5 étoiles, et dans deux hôtels 5 étoiles. Actuellement, la station ne compte aucun hôtel 5 étoiles. Ce surcroît de lits haut de gamme correspond à la demande de la clientèle internationale, poursuit-il, qui représente 52 % de la fréquentation hivernale de la station iséroise.
Concrètement, les investissements en hébergement seront assurés par le Club Med, qui rénovera son village vacances de La Sarenne, ainsi que par les clubs de vacances Belambra et MMV. L'hôtellerie privée complétera le dispositif pour les deux hôtels à construire.
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Toujours en vue de séduire la clientèle internationale, la commune s'apprête à enfouir ses parkings en cœur de station... sous les hébergements en construction. Une "remontée mécanique urbaine" reliera le village d'Huez et les deux extrémités de la station, afin d'inciter la clientèle à délaisser l'automobile. Et la station sera requalifiée à travers notamment un programme de subventions incitant les propriétaires privés à embellir leurs biens et à les rendre moins énergivores.
Didier Bert