Le spécialiste de la balnéothérapie lyonnais Calicéo vient de lever 100 millions d’euros pour accélérer son développement en France et construire des centres dans quatre nouvelles villes. Objectif : compléter son maillage territorial dans l’Hexagone, avant d’exporter son concept en Europe. Avec près de 1,2 million de visiteurs reçus chaque année, dont plus de 300.000 dans le centre de Lyon, il se pose également comme un acteur du tourisme local, tout en ayant lancé des travaux pour économiser les ressources en eau.
A l'origine, Calicéo était la filiale de la société Thermes Adour, située à Dax (Nouvelle-Aquitaine). Son fondateur visait à l'origine à "occuper" les accompagnants de curistes, en leur proposant un centre comprenant spa, massage, sauna, hammam et bassins extérieurs et intérieurs à à Saint-Paul-Les-Dax en 1997. Il s'est très vite aperçu que ceux qui s'intéressaient à cette activité n'étaient en réalité pas les accompagnants de curistes, mais plutôt les locaux.
Depuis, Calicéo s'est implanté à Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux, Pau et Perpignan. En juillet 2018, le groupe a ensuite été racheté par Marc Léonard, avec le fonds d'investissement Ekkio Capital, qui ont acquis les six centres existants et déplacé son siège à Sainte-Foy-lès-Lyon, en reprenant l'intégralité des 130 salariés.
Calicéo accueille près de 1,2 million de visiteurs chaque année, dont plus de 300.000 dans le centre de Lyon.
"Avant la crise sanitaire, nous avions une activité à 10-15 % de croissance par an. Actuellement, nous sommes à 3-4 % de croissance par rapport à 2019. Nous sommes quasiment revenus à la normale, alors que les autres activités de loisirs, par exemple les piscines, subissent une baisse de -15 à 20 %", souligne Marc Léonard,président de Calicéo, qui s'estime "privilégié" grâce à une combinaison d'activités outdoor et indoor".
Le virage vers laprévention-santé
Depuis le rachat, il a cependant dû faire face à deux enjeux principaux, avant d'être plongé dans la crise sanitaire : "Il a fallu structurer une société très familiale sur les aspects financiers et marketing et dépoussiérer la stratégie de marque", explique Marc Léonard.
En effet, à l'époque de son lancement, Calicéo était en avance sur son temps, mais depuis, les piscines sport et loisirs se sont mises à offrir elles aussi des services et activités ludiques : "Notre objectif était de reprendre de l'avance sur les autres acteurs, thalasso et piscines sport et loisirs. Pour cela, nous devions retravailler notre offre de services".
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L'entreprise a donc réalisé un benchmark pour savoir ce qui se faisait de mieux sur la scène internationale en matière de bien-être, d'activités et de services, ainsi qu'un sondage auprès de sa base de 400.000 clients. Résultat ? La tendance prévention-santé s'est alors dégagée, en plus des deux piliers historiques du groupe (sport et bien-être et activités spa-massages).