Depuis trois ans, le réseau d'agences immobilières Cimalpes (une quinzaine d'agences dans les Alpes, 120 collaborateurs, 320 millions d'euros de volume d'affaires en 2021) publie chaque année un panorama de l'immobilier haut de gamme en montagne. Et en cette année, son édition revêt une saveur toute particulière puisqu'il permet de mesurer l'aune de la reprise, après une année blanche qui s'est traduite par des pertes pour l'industrie de montagne estimées à 8 milliards d'euros.
Premier enseignement de ce baromètre : la consolidation de la valeur refuge de l'immobilier de montagne s'est confirmée au cours des derniers mois.
Pour son réseau, cette saison 2021/2022 se traduit déjà par une croissance de +15% des ventes par rapport à son niveau d'avant-crise, et environ le même volume sur le marché de la location. Une situation qui se traduit également par une tension sur les prix à l'achat...
Si les prix peuvent osciller de 4.000 à 45.000 euros/m2 en fonction des stations (en allant même jusqu'à concurrencer les prix pratiqués en Ile-de-France), une chose est sûre : la tendance demeure à la hausse. A la station village de Saint-Gervais (Haute-Savoie) par exemple, « le marché de l'immobilier est en hausse de 6% ces dernières années. Un appartement situé en centre station ou à proximité des pistes se négocie entre 4.000 euros et 6.000 euros du m². Ce tarif passe sur une fourchette de 6.000 euros à 8.000 euros /m² pour un chalet sur les coteaux », traduit Jessica Descombes, property sales manager de Cimalpes.