"D'ici 2026, le Sytral (Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise) prévoit la mise en service d'une ligne forte de transport collectif entre Francheville et Lyon afin d'apporter une réponse aux différents besoins de mobilité de ce territoire. Compte-tenu du contexte géographique, une solution de transport par câble est proposée."
Voici ce que les grands lyonnais peuvent lire depuis ce lundi en préambule de la concertation sur le téléphérique urbain, lancée par le Sytral et sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). Du 15 novembre au 15 février prochain, en mairie ou sur Internet, chacun pourra donc s'exprimer sur ce projet, consulter les propositions de tracés, les scénarios concernant l'implantation des stations, les technologies et même les alternatives étudiées, comme les bus à haut niveau de service (BHNS).
Plusieurs hypothèses sont en effet proposées, et à ce stade, tout peut encore évoluer, promet la Métropole de Lyon. Même si dans les faits, un premier jalon a été franchi puisque le projet figure déjà parmi les 160 lauréats du quatrième appel à projets, dédié aux transport collectifs et "pôles d'échanges multimodaux", annoncé par le premier ministre Jean Castex, début octobre. Avec à la clé, une promesse de contribution de 7 millions d'euros de la part de l'Etat, sur un montant global qui demeure néanmoins évalué à près de 160 millions d'euros. Pour bénéficier de ce coup de pouce, le projet devra être lancé avant 2025.
Mais à l'issue de la concertation publique, ce dossier devra encore être soumis à un vote,prévu en mai 2022,del'Autorité organisatrice des mobilités des territoires Lyonnais (AOMTL), qui remplacera le Sytral à compter du 1er janvier prochain. Si le projet obtient le feu vert des élus, les études de faisabilité pourraient ensuite se concrétiser par une sortie de terre du nouveau téléphérique à compter de 2026.